Le secteur du Nord-Est de la commune de Puceul

Évolution du nombre des foyers dans le secteur NE de la commune de Puceul (1846-1931)

Listes Nominatives des recensements de la Population 1846 1876 1911 1931

Évolution du nombre des foyers dans le secteur NE de la commune de Puceul : secteur essentiellement agricole comprenant les Lieux-dits de Saint-Sauveur de Toubriant, Le Luc,  Le Sauzais)

 

À St Sauveur de Toubriant, on recense un foyer après 1846 seulement :

Avec  8 personnes en 1876 : François Hauraix : Laboureur-Fermier.

Avec  9 personnes en 1911 : Jean-Marie Pellé : Cultivateur avec 4 enfants et 2 domestiques

Avec  8 personnes en 1931 : Jean Pellé : Métayer avec 4 enfants.

 

Au Luc , on recense un foyer dès 1846 :

Avec  5 personnes en 1846 : Robert Marie : Veuve avec  3 enfants et une belle-fille.

Avec  9 personnes en 1876 : Jacques Lebascle : Laboureur-Fermier avec 3 enfants et 3 domestiques.

Avec 11 personnes en 1911 : François Rouzioux : Cultivateur avec 5 enfants et 3 domestiques

Avec  9 personnes en 1931 : Victor Carcouet : Fermier avec 7 enfants.

 

Au Sauzais, on recense de 12 à 13 foyers au cours de la période (1846-1931)

Avec 12 foyers en 1846 (9 Laboureurs, 1 Propriétaire)  avec 9 domestiques

(1 Veuve, 1 Journalière)

Avec 13 foyers en 1876 (10 Laboureurs ou cultivatrices dont 5 propriétaires, 2 Propriétaire-Fermier, 3 Fermiers)

(avec 5 domestiques)  (2 journaliers, 1 Tisserand)

Avec 13 foyers en 1911 (11 cultivateurs)  (avec 9 domestiques)

(1 Néant, 1 Journalier)

Avec 12 foyers en 1931 (10 Exploitants dont 6 Fermiers, 1 Métayer, 3 Propriétaires) (avec 1 seul domestique)

(1 Néant, 1 Journalier)

 

Population du Nord-Est de la commune de Puceul en 1846 et 1876
Population du Nord-Est de la commune de Puceul en 1911 et 1931

Les Rogations à la Fontaine des quatre seigneurs en limite des quatre communes.

Situé à la limite des communes d'Abbaretz, Nozay, Puceul et Saffré, le lieu-dit « Les 4 seigneurs » était l'objet de rencontre annuelles, des quatre paroisses concernées. Les fidèles se rendaient en procession, au moment des rogations (Un des trois jours qui précèdent le Jeudi de l'Ascension, jusque dans les années 1975-1980.

 

A la limite des quatre communes se trouvait une croix, dont on ne connaît plus l'historique, mais qui était l'objet de cette manifestation religieuse. Il semblerait qu'il y avait aussi une fontaine, mais aujourd'hui il n'en subsiste plus trace.

 

Les processions des Rogations avait pour but principal de prier pour les biens de la terre, toutes les croix et les calvaires de chaque commune étaient visités et honorés après avoir été respectueusement fleuries et décorées avec soin, par les gens des hameaux les plus proches.

À chaque station (à chaque croix), avec le prêtre, les nombreux participants se recueuillaient pour prier pour les biens de la terre mais aussi pour les familles du secteur et à diverses autres intentions.

 

Les grandes intentions principales étaient le Lundi pour le foin, le Mardi pour les céréales (blé, avoine, seigle, orge) et le Mercredi pour le blé noir (sarrasin). Tous les agriculteurs étaient alors concernés et au moins un membre de chaque famille prenait part à l'une de ces processions.

 

Ces processions, sous l'autorité du prêtre, étaient précédées de la bannière et de la croix et s'effectuaient à pied. Les hommes se relayaient pour porter la croix et la bannière.

Les trajets étaient longs et il fallait emprunter les petits chemins et les passages au bout des champs pour réduire au plus court les distances qui représentaient quand même 5 à 10 km par jour, voire plus pour les secteurs éloignés.

 

Les marguilliers et les sacristains faisaient biensûr les trois jours.

Pour éviter la fatigue, une pause était respectée à l'issue de chaque station où chacun pouvait se détendre en dégustant des gâteaux offerts par les gens du secteur et en buvant du café, mais aussi du vin (coutumes que personne n'aurait remis en cause, pas même le prêtre).

 

A l'origine la route départementale reliant Puceul à Abbaretz n'existait pas. Son emprise aurait été étudiée dans le secret et son tracé aurait été réalisé la nuit pour éviter les protestations des propriétaires de terrains ou les fermiers ou métayers.

Certaines parcelles massacrées par l'emprise sont restées en l'état jusqu'au remembrement de Puceul en 1980.

 

Les terrains des Landes du Luc auraient été attribuées aux propriétaires importants de la commune au prorata des superficies qu'ils détenaient. Certains venaient d'assez loin avec leurs bœufs pour travailler les terres.