Progrès agricole et défrichement des landes Puceul

les Landes dans le Nord-Est de la commune de Puceul en 1855.

Le Partage des Landes du Luc à Puceul : Témoignage du Progrès de l'Agriculture.

Exemple de Partage des Landes du Luc  sur la cadastre de 1811

Les Landes à côté de la Métairie du Luc ont été partagées, en fines lanières de 40 ares à plus de 6 ha pour la plus grande (x) qui appartient alors à Pierre Mary, Avocat à Nantes. Elles ont été pour la plupart été acquises au prorata des terres détenues par les propriétaires de Puceul. Il reste en 1811, une grande parcelle en Landes à partager au centre de la section, elle comporte à elle seule près de 40 hectares, mais elle est alors contestée par la commune au seigneur Pigeaud de la Bellière. Sur la même section C du cadastre, d’autres landes plus au Sud-est seront partagées plus tard, elles donneront naissance à une nouvelle métairie : St Sauveur de Toubriant.

Voir  à ce sujet  http://www.didierteffo.fr/228429227

 

Progrès de l'agriculture dans le canton de Nozay au XIXe siècle : situation en 1865

Le canton de Nozay en1865, 50 ans après la création du cadastre.

Dans les "Données de statistiques sur le canton de Nozay", Jules Rieffel présentait en 1865 un tableau de la situation du canton à cette époque, 30 ans après le début du défrichements du Domaine de Grandjouan. Sur Nozay

 Le canton, qualifié d'essentiellement agricole, était autrefois couvert d'immenses bruyères et jugé alors très arriéré. Celles-ci ont été pratiquement entièrement défrichées et mises en valeur surtout depuis 1830.

Ces changements, et notamment les nouveaux débouchés offerts sont essentiellement dus au développement des voies de communication (Toutes les routes macadamisées du canton date de 1830). 

Auparavant seuls existaient des chemins de terre impraticables une grande partie de l'année. 

La Grande route de Nantes à Rennes, ..., ne faisait pas exception.

Elle n'a été mise en état de bonne viabilité que de 1832 à 1838.

Sur le canton, plus de 8 000 ha de landes, sur une surface totale de 28 100 ha, ont été défrichés et convertis en terre arables et prairies. Il en reste encore dont on s'occupe de faire les partages.

Tous les mauvais bois ont pratiquement disparu (soit environ 900 hectares). Les prés naturels et pacages s’élèvent à 5 728 ha.

Au total les terres labourables ont quasiment doublé en passant de 8 528 ha  à 16  004 ha (prairies artificielles comprises).

Sur ces terres 11 610 ha sont occupés par des céréales dont 5877 ha en froment d’hiver et 3 760 en sarrasin.

Bois, landes, constructions et chemins occupent 5 350 ha  et le total de la surface agricole utile s’élève à  22 760 ha.

 

Etymologie des landes du Luc

Tous les « Luc » de France

Un certain nombre de toponymes qui ont pour base des noms latins de végétaux, appartiennent à la période gallo-romaine : c'est le cas du latin LUCUS "bois sacré, forêt" à l'origine des nombreux LUC mais aussi LUX ( 7 communes et lieux-dits) et LUZ en ancien français ( 21 communes et lieux-dits).

Beaucoup sont situés sur des hauteurs et recèlent des antiquités celtiques et romaines.

On recense 152 lieux-dits sur l'ensemble de la France possédant le mot Luc

Plus de 14 en Gironde ,11 dans les Landes et de 6 à 9 dans huit départements dont la Loire-Atlantique

(6 lieux-dits en Loire-Atlantique : Bois de long Luc, Bois du Luc, Le Bas-Luc, Le Grand-Luc, Le Haut-Luc, et les Landes du Luc)

http://www.lucus.asso.fr/index2.php

 

Les dérivés de lucus, le bois sacré, sont très nombreux : Luc, Lux, Luquet, Luzat, Luard, Lecot, Luette, Luez, Grand Lup, Grolu, Orleuc, Leuches, Lécu, Lécousse. Lucus peut avoir un autre sens, il est synonyme de silva, la forêt. C’est par l’archéologie que l’on pourra distinguer le lucus qui correspond à un bois sacré.

http://voiesromaines-22.e-monsite.com/pages/elements-de-toponymie.html

 

Luc : D'après Longnon (art.688 p.167), "le mot latin lucus, qui était à peu près synonyme de silva, forêt, bois, mais désignait, semble-t-il, un bois ou une forêt de moindre dimension, était peut-être plus fréquemment employé que le mot silva comme nom de lieu à l'époque romaine". Pour d'autres, le terme signifierait "lieu consacré" en gaulois (Cf. Congrès archéologique de France, XXXIe session, à Fontenay, en 1864, Paris, 1865, p.16). Dauzat (p.118 et 119) remarque que lucus est "le prototype de nos divers Luc et Lu". Il ajoute (p.119): "La signification religieuse païenne (bois sacré) longtemps attaché à ce mot contribua sans doute à le faire tomber en défaveur, bien que le sens en ait été conservé assez longtemps par endroit, car il semble avoir formé quelques composés avec des noms d'hommes germaniques".

http://www.toponymes-archives.vendee.fr/toponyme-lucs-sur-boulogne-les-9307/recherche:index/limit:20/sort:Toponyme.name/direction:ASC?commune_id%5B125%5D=125

Landes et Pâtures, Utilisation des sols en 1811 d'après le cadastre napoléonien.

Utilisation des sols en 1811 à Puceul (Cadastre napoléonien)
Puceul 1811 : Superficie en Landes par sections cadastrales.
Landes et Pâtures à Puceul en 1811 (sections cadastrales).

Landes et Pâtures majoritaires à Puceul sur le cadastre de 1811

Puceul, 1811 : Une part très élevée en Landes et Pâtures par rapport à des terres cultivées minoritaires.

 

En 1811, plus de la moitié du territoire de la commune de Puceul est en Landes et Pâtures (972 ha sur un total de 1936 ha) ( 50,2% de la superficie totale).

Dans certaines sections cadastrales, ces terres non cultivées dépassent même 90% de la surface totale (section C : 228 ha : 91,6%) (section J : 153 ha : 90,5%).

La moitié des sections cadastrales a un pourcentage en Landes et Pâtures supérieur à 60% (section D et K, un peu plus de 60%; section H, plus de 75%; sections J et C, plus de 90%).

Si l’on ajoute les terres en bois et taillis (214 ha : 11% de la superficie communale), c’est plus de 60% des terres qui ne sont pas directement utilisées par l’agriculture.

Les terres cultivées représentent seulement un peu plus d’un cinquième du territoire (439 ha : 22,7% de la superficie totale).

On doit distinguer les sections cadastrales où la proportion des terres cultivées est supérieure au tiers de la superficie totale (section E : 40,5%, section A : 36,3%, section B : 33%), celles où elle atteint à peine le quart (sections F et G), de celles où elle est inférieure ou égale à 5% (section C : 5%, section J : 4,3%).

Avec un pourcentage des terres cultivées situé autour de 17% les sections D, H et K sont intermédiaires.

Mais, elles possèdent déjà un pourcentage de landes et pâtures supérieur à 60%.

Les sections cadastrales où les terres cultivées prennent une place plus importante sont celles situées en bordure du plateau nozéen, au dessus de la plaine de Saffré et ses terres ingrates, mais pas sur les terres les plus lourdes du plateau lui-même.

Il s’agit des sections A,B, E,F et G.

À l’inverse, les sections D,H,K, et surtout J et C, sont très peu cultivées et possèdent une proportion considérable de landes et pâtures. Contrairement aux zones bien égouttées et exposées, ces terres lourdes ont été difficiles à travailler  et seront mises en valeur plus tardivement.

 Voir Puceul topographie : 

http://www.didierteffo.fr/246515942

 

Relief de la commune de Puceul