Sentiers de randonnée Nature Patrimoine de Jans

En Pays de Nozay,  région située au nord de la Loire-Atlantique,  voici des circuits de découverte du Patrimoine naturel et de l'Environnement de la commune de Jans grâce à une balade photographique de découverte des richesses de Nature et de Patrimoine à différents moments de l'année sur les circuits de randonnée pédestre de la commune.


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1 Eglise St Dulien St Dulcien

L’église paroissiale est construite près du lieu où se trouvait l’église romane, devenue trop exigüe. Elle abrite dans la chapelle des fonds baptismaux, trois statues anciennes provenant de la Chapelle du Trépas :

Une statue en bois du XVe siècle, probablement celle de Saint Mathieu.

Une autre statue du XVIIe, en bois polychrome est celle de Saint Barthélémy, qui en était le protecteur, invoqué contre l’impétigo des enfants.

Une statue du XVIIIe siècle, en bois polychrome de Saint Mathurin, invoqué contre les orages.

 

2 Chapelle du Trépas

Cette chapelle est reconstruite sur les ruines d’un premier édifice dédié à Saint Barthélémy.

Les jumeaux Dulien et Dulcien seraient, si l’on en croit la tradition, les évangélisateurs de Jans.  Ils seraient venus s’établir sur les bords du Cosne, dans un asile qui serait devenu la chapelle. Ils auraient été décapités en raison de leur fidélité au christianisme.

La chapelle, tombée en ruines, est reconstruite de 1994 à 2001 par des bénévoles de l’A.D.E.J. (Association de Défense de l’Environnement Janséen).

 

3 Croix

La croix Pétra se trouvait à l’origine au carrefour de plusieurs sentiers et chemins, au lieu-dit de la «Croix Pétrais». En 1946 le Père Naud, curé de Jans, décida de rapatrier la croix dans le village de la Longueville, pour pouvoir la bénir lors des rogations.

En 1947 ou 1948, M. Gousset, maçon, réalisa un massif en pierre et la Croix y fut érigée.

Cette croix possède plusieurs trous d’origine inconnue. Selon la légende, chaque trou correspondrait à une personne qui aurait été tuée.

 

4 Calvaire de Mission

Construit lors de la mission de 1895, le calvaire de mission est restauré à l’occasion de celle de 1947. Les missions, sauf en cas de guerre, ont lieu tous les dix ans au cours de l’hiver et durent trois semaines. Une équipe de missionnaires spécialisés en assure l’animation.

Pendant cette période ont lieu des prédications et des conférences pour tous d’une part, et par catégories de fidèles d’autre part. La mission se termine toujours le dimanche par une grande cérémonie à l’occasion de laquelle le sanctuaire est décoré et le parcours orné de guirlandes.

 

5 Logis du bourg (Romefort)

Le Logis Romefort, situé près de l’église, est, sans doute, érigé par Maitre Pierre Martin, époux, en 1630, de Honorable Femme Benoiste Morel. Leur petite-fille, Benoiste Orhand (1670-1700), épouse Morice Vallières des Fillières. En 1778, leur arrière petite fille, Jeanne Vallière des Fillières (1759 - 1833), née à Jans au manoir du bourg, épouse, Jean Baptiste Potier de la Roberdière né a Nort. En 1845 leur petite fille, Jeanne Baptistine Bruel (1823 -1891) épouse Pierre Joseph Léonce Romefort,  descendant de Ripaud de Montaudevert. Le manoir sera vendu par les  arrières petits enfants.

 

6 Châteaux et Manoirs

En 1427, la petite seigneurie de la Musse appartient à Jean Gauchelaye, écuyer. Louis Marie Anne Le Maignan,  (1775 - 1840) devient seigneur de La Musse en 1809,  en épousant la veuve de François Bertrand Emmanuel de Castellan. Il était colonel de l’Armée  Vendéenne,  il milite également en 1815, puis en 1832, avec la Duchesse de Berry. Chef chouan de la région de Derval, contraint de se cacher, il serait rentré chez lui dans un tonneau, dans la voiture de son meunier du Pont de Jans. Sa descendance s’est prolongée par les dames de Boussineau au Châtenay, puis Geffroy de Villeblanche au Manoir du Plessis.

 

7 Maisons de Caractère

.Aux Thénaudais, un élément d’encadrement de porte du XVe siècle, est peut-être un remploi du manoir des Thénaudais. La  Ténaudais est une terre et juridiction de Haute Justice de Jans qui appartenait en 1450 à Gilles Provost, en 1479, à Patry Provost, sr du Chalonge, en 1560, à Patry Prévost, en 1603, à écuyer Guillaume Prévost, sr du Chalonge, en 1680, à François Chomart. En 1541 Jehan Provost, au Thenauday, est le premier des contribuables avant le recteur , le seigneur du Plessis , le seigneur de Trenoult , le seigneur de la Musse et un dénommé Morel.

 

8 Ponts sur le Don

Reconstruit au XIXe siècle, ce pont existe avant la Révolution. Le 2 août 1787, les propriétaires usagers du pont sont assignés et convoqués sur l’exécution de l’arrêt de la Cour daté du 27 juillet. L’Assemblée doit procéder à l’adjudication de la reconstruction du Pont de Jans et fixer la taxation  de chacun des propriétaires qui utilisent le passage pour se rendre à leur domicile ou au moulin. Certains d’entre eux refusent de se présenter.

Le Sénéchal fait nommer trois égailleurs dans le but de répartir entre tous les contribuables la remise en état du pont.

 

9 Moulins sur le Don

Le Moulin du Pont serait le troisième construit à cet emplacement. Un canal de dérivation y amène l’eau.  En 1887, le moulin comprend  une machine à vapeur et ses accessoires. En 1895, il est équipé d’un broyeur, et la locomobile est remplacée par un moteur fonctionnant au coke. En 1921, une génératrice est montée sur la roue, et un moteur diesel est installé.

En 1945, le moulin est équipé d’un moteur électrique de 20 chevaux, qui n’intervient qu’en complément de la force hydraulique. Le moulin cesse son activité en 1975.

 

11 Galotière (relais Poste)

La maison de la Galotière aurait été un relais de poste.

 C’est une curieuse maison qui est peut-être du XVe siècle. Les poutres de l’étage, dépassant de la muraille orientale d’environ 2m50, supportent des longrines, qui, elles-même portent le plancher d’un appentis fermé de poutrelles verticales et obliques, établi au niveau de l’étage supérieur de la maison et communiquant avec lui. Une porte ogivale, en maçonnerie, ouvre dans le plain-pied. De chaque côté, deux petites fenêtres refaites, dont le linteau en schiste vert est creusé d’une accolade.

 

14 Le Don (rivière)

La Grande Déesse Dana ou Ana, mère des dieux d’Irlande, a donné son nom à la rivière: le Don. Cette déesse était honorée dans les régions marécageuses et proche des sources.

Le Don traverse le nord de la Loire-Atlantique sur une longueur de 90 km.  Il prend sa source dans la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux dans le Maine-et-Loire.  Il rejoint la Vilaine à hauteur des Marais de Murin sur la commune de Massérac en Loire-Atlantique en limite de l’Ille-et-Vilaine.

 

15 Végétation des berges du Don

Ce territoire, traversé par l’Isac et le Don (ces cours d’eau créant des zones humides), bénéficie d’une flore très diversifiée. Le long du Don, poussent nénuphars, lentilles d’eau, roseaux.

Blancheur éclatante des fleurs,  larges feuilles ovales vert satiné flottant à la surface d’une eau tranquille : c’est le nénuphar blanc. Magnifique plante aquatique, elle se rencontre dans les eaux calmes et les étangs de l’Europe, de l’Asie et jusqu’en Inde d’où elle est originaire.

 

16 Île du Gué

L' île du Gué (sur le Don) est un endroit calme et reposant dans le bourg de la commune de Jans. Le Don est un affluent de la Vilaine en rive gauche. (58) Le Don prend sa source dans la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux dans le Maine-et-Loire. (58)

La rivière coule vers l'ouest en traversant le bourg de Saint-Julien-de-Vouvantes, le Petit-Auverné où il reçoit les eaux du Petit-Don. (58) Les deux rivières s’unissent et forme la rivière du Don pour traverser Moisdon-la-Rivière, puis les bourgs d'Issé, de Treffieux et de Jans, où elle trouve alors la rivière du Cône.  (58)

 

17 Relief de la commune

La commune est située au sud du canton de Derval, dans le bassin du Don. Elle est arrosée par le Don et par ses deux gros affluents, le Cosne, à droite, et le Paradel ou Ruisseau de Sauzignac, à gauche. Ceui-ci forme, avec une partie du Don, la limite sud de la commune. La Vallée du Don, large et autrefois boisée renfermait environs 300 ha de prairies. L’altitude atteint 50 m au village de Chanteloup et le bourg, situé près du Don est à 18 m d’altitude.

 

18 Monument aux morts

En 1914, Jans compte 1716 habitants.

Sur 450 hommes partis à la guerre, 74 y laissent leur vie, soit 16,5%. La Seconde Guerre Mondiale fait neuf morts parmi lesquels le soldat Jean Glémaux, écrasé comme d’autres  militaires ou civils, le 29 mai 1940, par un char ennemi dévalant une rue de la petite localité de Saint-Martin de Boulogne (Pas-de-Calais). Après la Libération, celui-ci est transféré au cimetière de St Martin de Boulogne. En 1955, il est ré-inhumé dans le cimetière national de la Targette, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

 

19 Légende Chapelle Trépas

Légende de la chapelle du Trépas (Tradition orale)

« Durant l’invasion bretonne, les saints Dulcien et Dulien, diacres de la paroisse, conduisirent la population janséenne dans une forêt afin de se cacher. Mais les deux saints furent découverts et furent décapités en raison de leur fidélité au christianisme. Avant de mourir, les deux martyrs firent trois vœux  qui furent exaucés : Le premier prêtre de la paroisse porta le nom de Dulien. L’eau de la fontaine guérit les enfants de l’ impétigo des enfants. L’herbe sèche à l’endroit où ils furent fouettés !

 

20 Colonie de Grands Murins

L'église de Jans abrite, en période de reproduction, une colonie de Grands Murins (Myotis myotis), espèces animale protégée.. Dans le cadre du Plan Régional d'Action Chauves-souris Pays de la Loire, le Groupe Mammalogique Breton a travaillé à la mise en protection par Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope (APPB) de sept colonies de mise-bas de chauves-souris en Loire Atlantique. Fragiles et menacées, certaines de ces colonies de mise bas ont connu des déclins importants ces 20 dernières années. Par exemple, la colonie de Jans est passée de 150 individus dans les années 1990 à 50 en 2012.