Sentiers de randonnée Nature Patrimoine de Saffré

En Pays de Nozay,  région située  au nord de la Loire-Atlantique découvrez le Patrimoine naturel et l'Environnement de la commune de Saffré  grâce à une balade photographique de découverte des richesses de Nature et de Patrimoine à différents moments de l'année sur les circuits de randonnée pédestre de la commune .


Un autre site de découverte du Patrimoine de 7 communes du Pays de Nozay sur :  http://www.tresorsdupaysdechateaubriant.fr/283976381


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Le Frêne de Saffré

Arbre remarquable de Loire-Atlantique, rien de moins.

Vous imaginez bien que je suis pour le moins un vénérable centenaire mais vous aurez du mal à deviner mon âge précis, car je suis un arbre de croissance rapide.

En quoi suis-je donc « remarquable » ? D’abord par ma forme, que vous aurez remarquée de loin. Par mon implantation aussi, car je suis un arbre de l’espace rural : on aurait dû me trouver dans une haie, au bord d’une rivière et pas dans le parc du château où je trône encore aujourd'hui…

On aurait pu utiliser mon bois dur pour fabriquer des manches d’outils ou venir « cueillir des branches », récupérer du petit bois, comme on le faisait autrefois pour se chauffer. Mes feuilles, également reconnues pour leurs vertus anti-inflammatoires et diurétiques ont peut-être servi à faire retomber la fièvre ou à soulager les rhumatismes de nombre de Saffréens, comme le voulait la tradition.

Mais ce n’est pas cela qui explique ma présence ici, ni ma longévité. J’ai sans doute une valeur particulière, mais mon secret est bien gardé. Une tradition, un événement précis, une légende constituent-ils la clé du mystère ? Je vous laisse à vos suppositions ou à vos rêves...


Château de Saffré

Subsistait encore en 1494, le château fort, démoli au XVIIème siècle et remplacé par un manoir. On accédait jadis au château entouré de douves, par un pont-levis.

Au XVIe siècle, les d’Avaugour, descendant du dernier duc de Bretagne François II et de sa maîtresse Antoinette de Villequier, deviennent les propriétaires du château de Saffré. René épousa en 1553 Renée de Plouer, fille de haut et puissant Pierre, seigneur du Bois-Rouault et La Cruaudaye en Frossay et la Bastardière en Pornic.

Au XIXe siècle, Hubert Le Loup de Beaulieu, nouveau propriétaire du domaine fait disparaître, vers 1840, tout ce qui conférait à la construction l’aspect d’une forteresse (douves, pont-levis, ).

Le château de Saffré devient à cette époque une habitation « moderne ». En 1850, un commerçant nantais, achète le château, qui devient une demeure à un seul étage

Alexis Ricordeau, célèbre avocat nantais, acquiert la propriété en 1895. Il fit abattre l’aile ouest et réaménagea le bâtiment selon les goûts de l’époque.

La commune a acquis le château en 1990, elle en a fait une bibliothèque et un pole multiculturel.


Inscriptions du Château

À l’automne 2014, à l’occasion de travaux destinés à installer une médiathèque dans le château de Saffré, sont révélées de curieuses inscriptions en écriture gothique.

En août 2015, les inscriptions sont restaurées par Brice Moulinier, conservateur restaurateur de peintures.

En août 2016, Jean-Yves Carluer, maître de conférences honoraire en histoire à l’Université de Brest, diffuse un article dont le sujet porte sur le texte figurant sur les murs de Saffré, maintenant peut-être identifié : Il s’agirait de textes bibliques, des psaumes et proverbes « transcrits d’anciennes versions protestantes ».

L’identification de l’origine protestante des inscriptions est rendue possible par leur datation précise : 1570 « les archives du château, le fameux Dial de Saffré, en conservent la trace en comptabilité » et la dame du château, Renée de Plouer, épouse du seigneur protestant de Saffré René d’Avaugour fait figure de commanditaire.

Aux châteaux de Saffré et de Vay, peu avant que la paix de Saint-Germain (1570) n’amène quelque répit, Renée de Plouer exprime à sa façon une sensibilité religieuse toute imprégnée d’une morale faite de sagesse et de raison, mais non exempte d’une vision de femme.


Vestiges Gallo-romains

Au lieu-dit La Fuie, à 80 m du château, à 50 m de la rivière Isac, fût découverte une petite nécropole à incinération de la première moitié du IVe s après JC.

A. Leroux en 1874 a recueilli dans plusieurs fosses, régulièrement espacées, une quarantaine de vases, dont une quinzaine en verre, des clous en fer et une lame en fer :

[Les ] vases étaient tous brisés, à l’exception d’une petite coupe de couleur vert-clair, d’un travail peu achevé mais portant quelques détails d’ornementation très simple, tels que des rayures verticales sur le contour de la partie supérieure et de petites facettes sur la partie convexe. Elle pouvait à peine tenir debout sur une surface plane.

Sur des dessins publiés en 1875 par A. Leroux, P. Galliou a reconnu en 1978 la petite coupe de couleur vert-clair comme une coupe de forme Isings 106b avec décoration du type Isings 107 (datée des années 300 à 375), un bracelet en verre bleu, un bol en céramique décorée « à l’éponge », type V de Raimbault (daté du IVe siècle) et sans doute un vase du type chenet 320.


Auditoire de justice

1544 est l'époque de la construction de l'Auditoire de Justice par les d'Avaugour. Louis d'Avaugour aura un fils René. C'est René d'Avaugour qui deviendra protestant et représentera souvent la Bretagne aux états généraux.

Il épousera Renée de Plouër (dame de Kergrois, de Saffré, de Vay, du Bouays, de Mauves, de Frossay, de Crossac).

1566-1572. Les lieux du Culte Protestants

Les pasteurs et plusieurs familles de Nantes , mais aussi des églises voisines se sont réfugiés à Blain. Pas moins de quinze à seize pasteurs résidaient au Château de Blain grâce à la large hospitalité des Rohan.

Il fallait pour tant de pasteurs, pour une population si nombreuse et pour des assemblées si fréquentes, beaucoup de lieux de culte.

On se réunissait aussi, bien souvent, à deux lieues de distance, comme à Fresnay, au château de Plessé, de la maison de Rohan ; dans l’auditoire de Saffré, bourgade et château appartenant à René d’Avaugour, sieur de Kergrois.


Les Mares du Château

Les mares du château : site original, très riche écologiquement.

En lien avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), une zone humide et de prairies à proximité immédiate du château a été remise en valeur dans les années 2000, notamment dans un objectif de préservation de la biodiversité.

Au 18ème siècle, un étang recouvrait les sept hectares du site actuel, il a disparu, remplacé par des prairies bocagères.

Maintenant, autour d’un réseau de mares de taille et de profondeur différentes, ce lieu de balade et de détente d’intérêt écologique (espèces protégées, tant pour la faune que la flore) et paysager (sentier de promenade, théâtre de verdure) vaut le détour.

Vous pourrez y découvrir plusieurs espèces végétales et protégées, de nombreuses libellules, une plante carnivore, des dizaines d’oiseaux, des batraciens...


Point Culminant ( Praie)


L’altitude augmente d’une manière générale d’Ouest en Est : elle est de 25 m à la Blandinais et atteint 50 m dans la forêt de Saffré.

Elle culmine cependant à 77 m au hameau de la Praie.

Ce promontoire mis à part, le territoire communal se caractérise par un paysage de plaine à l’Ouest (Vallée de l’Isac) et de plateau à l’Est (forêt de Saffré).

La différence d’altitude atteinte entre le hameau de la Praie et l’Isac atteint 47 m sur une distance de 2 kms seulement.

Le bourg est traversé par l’Isac qui creuse une légère vallée vers laquelle s’écoulent les eaux de ruissellement.

L’Isac constitue le cours d’eau principal de la commune, rejoint par l’Apsiguais et le Pas-Sicard à l’aval du bourg.

Dans sa partie aval, l’Isac est doublé du Canal de Nantes à Brest dans lequel il se jette à 5 Km environ plus à l’Ouest. Le canal constitue la limite communale méridionale de la commune.


Anciens Moulins à vent

Sur la commune de Saffré en 1856, d’après le dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure (Pinson 1857 ), on comptait deux moulins à vent : le Moulin de la Mortraie en limite de la commune de Puceul et le Moulin de la Praie appartenant à Monsieur Gaultier.

Aujourd’hui subsiste un seul moulin, le Moulin Rôty, construit à la fin du XIXe siècle. Celui de la Praie a brulé à la fin du XXe siècle.



Canal de Nantes à Brest

Le canal de Nantes à Brest traverse la Bretagne et emprunte successivement les cours de l’Erdre, l’Isac, de l’Oust et de l’Aulne sur 385 km de long. Les travaux ont été amorcés en 1811 sous Napoléon, afin de relier la Loire aux arsenaux brestois et déjouer ainsi le blocus naval anglais. Le canal et ses 238 écluses n’ont été livrés à la navigation que le 1er janvier 1842.

Le canal de Nantes à Brest comporte trois biefs de partage: le premier se trouve à Bout-de-Bois (altitude 20 mètres), long de 8 km, entre les vallées de l'Erdre et de l'Isac. 1812-1814 : construction du "bief des Bouts-de-Bois", par des Espagnols prisonniers de guerre ; ces forçats, logés dans le camp des Jarriais, près de Saffré, connaissent des conditions très dures ; libérés en 1814.

Les ouvriers, parfois des paysans , rarement des mendiants , souvent des bagnards ou des prisonniers de guerre ( prisonniers espagnols dans les landes des Jarriais en Loire-Inférieure, payés 30 centimes puis un franc par jour mais une bonne part du salaire est retenu pour la nourriture, l'habillement, le logement et les soins, ce qui provoque révoltes et désertions, poussant les attributaires des adjudications à les payer au volume déblayé).


L’Isac (Rivière)

L'Isac est un affluent en rive gauche de la Vilaine, d'une longueur de 78.7 km traversant 2 départements et 11 communes (Abbaretz, Saffré, Héric, La Chevallerais, Blain, Fay-de-Bretagne, Guenrouët, Plessé, Séverac, Fégréac en Loire-Atlantique, et Théhillac en Morbihan)

Son cours est en grande partie emprunté par le Canal de Nantes à Brest.

L’Isac prend sa source à 45 m d’altitude sur la commune d’Abbaretz et se déverse dans la Vilaine 79 km plus loin à Théhillac face à la ville de Rieux qui se situe aussi dans le département du Morbihan.

l’Isac présente un degré d’artificialisation avancé, du fait de la réutilisation de la majeure partie de son cours (35 km) par le canal de Nantes à Brest, construit en 1833. Celui-ci rejoint la vallée de l’Isac à Bout-de-Bois, pour le longer sur sa rive droite pendant 5.6 km avec de confluer avec lui en aval de l’écluse du Gué de l’Atelier, sur la commune de Blain.

A partir de la confluence, le canal emprunte le lit mineur de l’Isac qui a donc fait l’objet de nombreux travaux de recalibrage pour être rendu navigable.


Canal de Nantes à Brest

Cette voie d'eau joua alors un rôle de tout premier ordre pour désenclaver la Bretagne et permettre ainsi son essor économique. Les péniches apportaient en Bretagne les engrais et les amendements destinés à enrichir des terres jusque-là très ingrates, véritable révolution agricole.

Comme dans les autres régions françaises, l'avènement du chemin de fer devait être fatal au rôle économique du canal, d'autant plus que celui-ci était d'un gabarit trop faible.

Aujourd'hui, les plaisanciers ont remplacé les mariniers, et font revivre le canal d'où l'on peur découvrir au fil des écluses une succession de paysages champêtres, de bois et de villages paisibles et accueillants.

Le canal de Nantes à Brest est un espace naturel sensible. En effet, préservé de l'urbanisation (à l'exception des maisons éclusières) et des voies de circulations routières et ferrées, le canal traverse de larges étendues colonisées par une multitude d'espèces faunistiques et floristiques croissant à l'abri des contraintes rencontrées par ailleurs.

Il constitue par conséquent un formidable corridor biologique.


Étang de Bout de Bois

Cet étang artificiel situé sur le cours d'une petite rivière, l’Isac, avec ses ceintures de végétations constituées de roselières et de cariçaies bordées de prairies humides inondables possède d’intéressantes végétations aquatiques et amphibies, avec notamment certaines plantes d'intérêt patrimonial.

L’étang de Bout de Bois, lieu de détente et de loisirs, à proximité du Canal de Nantes à Brest, est un endroit plaisant oú les promeneurs sont nombreux les dimanches ensoleillés.

Ce site, aménagé aux abords du canal de Nantes à Brest, offre de nombreuses activités de loisirs : pêche, promenades, baignade, mini-golf, parcours de santé, aires de pique-nique.

Espace éminemment écologique, il propose également des réserves botanique et ornithologique, une frayère et une hutte d’observation de la faune aquatique.



Anciens Fours à Chaux

L’exploitation de la chaux fut l’objet d’une industrie considérable à Saffré, dès le XVIe siècle elle était en pleine activité. La chaux était encore exploitée à Saffré au début du XIXe siècle comme en témoigne Alcide Leroux en 1920 : Au commencement du siècle, une vingtaine de fours à chaux existaient et fonctionnaient encore.

Ils étaient répartis entre le bourg et les villages du Jarrier, de la Marquerais, des Ormes, de la Morhonais, de la Chutenais, etc.

Leur forme était celle d’un fût ayant plus de 2 à 3 mètres de largeur et 4 à 5 mètres de hauteur. Le dernier qui a fonctionné était celui de la Pécotais.

Ils étaient construits en pierre et briques. En 1860 on pouvait en voir un tout à fait abandonné, mais à peu près intact, celui de la Chutenais.

La pierre employée à la fabrication de la chaux était extraite sur place. On la trouvait en blocs ou en rognons disséminés à quelques pieds de profondeur et à intervalles réguliers. . La présence de l’argile jointe au calcaire lui donnait les propriétés de la chaux hydraulique et la rendait propre à toute sorte de construction.


Nappe Phréatique

Parmi les richesses figure l’eau, sous la forme d’une nappe phréatique, qui est exploitée depuis le milieu des années 50 dans le bassin tertiaire de Saffré.

La première station de pompage a été installée ici vers 1954, à la Chutenaie. Un nouvel ouvrage de production, qui l’a remplacée, est exploité depuis 1980.

Par la suite, un second forage d’exploitation a été réalisé non loin du précédent en 1990 pour sécuriser l’alimentation en eau potable et accroître la production sur le site.

Ainsi l’aquifère des calcaires oligocènes est actuellement exploité à proximité du lieudit la Chutenaie au Sud-Ouest du bourg de Saffré, au moyen de deux forages de 120 m de profondeur capables de fournir chacun un débit instantané de 250 m3/h.

Le débit maximal total de prélèvement autorisé est de 500 m3/h. La capacité nominale de la station de traitement associée est de 10 000 m3/j. Les installations de captage et de traitement sont la propriété du SIAEP de Nort-sur-Erdre qui en a confié l’exploitation à la SAUR. La station de Saffré alimente en eau une trentaine de communes du nord du département.


Orchidées des Perrières

Cette zone calcaire fait partie des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Des espèces parfois rares et menacées souffrent d’une forte compétition végétale et risquent de disparaître lorsque les milieux évoluent. La gestion de ce site protégé est indispensable pour fournir chaque année des conditions favorables à leur développement.

Cette prairie est gérée par « Bretagne Vivante », qui est l’une des principales associations régionales de protection de la nature en France.

L'intérêt du site réside principalement en la présence actuelle ou passée de 12 orchidées dont 3 sont rares à l'échelle du département de Loire-Atlantique (Dactylorhiza incarnata, Epipactis palustris, Platanthera chlorantha) et 3 assez rares (Dactylorhiza fuchsii, Himantoglossum hircinum, Ophrys apifera), une espèce est considérée comme disparue du site (Ophrys insectifera).

Entre prunelliers, fourrés à ajoncs, aubépines et noisetiers, c'est sur la prairie herbacée que se développent la majorité de ces espèces.


Fontaine

Nous disposons de peu de traces écrites sur l’histoire de la Fontaine de Saffré, en dehors de cet article d’Alcide Leroux, publié en 1921.

"La Fontaine Saint-Pierre est un monument rustique quoique d’une certaine importance. Les murs bâtis en moellons de poudingue forment un puits carré ayant à peine deux mètres de côté et trois mètres de hauteur. Le niveau de l’eau dans la fontaine se trouve à deux mètres en contrebas et on descend, pour puiser, par des marches grossières établies dans la paroi. L’eau est d’une limpidité parfaite et d’un goût excellent, avec sensiblement la même température en toute saison. L’eau se dirigeait vers l’est et pénétrait au moyen d’une vanne dans un lavoir de 12 mètres de côté situé en aval, pavé avec des dalles de schiste. Le lavoir et la fontaine étaient des dépendances ou des ornements du château.

La Fontaine Saint-Pierre fut probablement pendant longtemps l’objet d’un culte. Ces fontaines étaient autrefois le but de processions ou de pèlerinages fréquentés et l’on y venait demander la guérison de certaines maladies ou la protection du saint contre les accidents.


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