Histoire Nozay Loire-Atlantique Moutons Textile XIXe

Articles de Yohann Gourdon (Historien) : Moutons des Landes et Textile au XIXe siècle à Nozay 44.

 

 Cette rubrique introductive"Histoire Nozay L.Atl"  présente deux parties comprenant des éléments de l'histoire de la commune de Nozay située dans l'actuel département de Loire-Atlantique (appelé alors Loire-Inférieure),  issues d'une recherche effectuée par Yohann Gourdon, historien local et diplômé d'histoire :

 

La première témoigne de la présence de moutons noirs des landes à Nozay au XIXe siècle et la seconde du déclin de l'artisanat du textile et des peaux après1850.

 

 

 

La disparition du mouton des landes : l’exemple de Nozay

 

Mr Le Blayer, précieux observateur de la commune de Nozay au XIXe siècle, décrivait en 1843 les moutons nozéens comme « des animaux de races chétives et sobres »1. Un de ses contemporains, l’historien de Châteaubriant Charles Goudé, témoignait aussi de « moutons d’une chétive apparence, presque noirs, si petits que de loin le voyageur les prenait pour des bandes de corbeaux descendus dans la plaine »2.

Les ouvrages de zootechnie de la fin du XIXe siècle3 nous permettent de mettre un nom sur cet ovin si curieusement décrit : le mouton des landes de Bretagne4. C’était effectivement un mouton de petit format, de 40 centimètres en moyenne au garrot5 ; cependant, si l’on se fie aux données de Jules Rieffel en 1833, qui donne un poids de 16 kgs pour ses premiers moutons nozéens6, on peut penser que certaines populations pouvaient descendre sous les 30 cms au garrot. Il avait de plus une caractéristique qui peut paraître singulière de nos jours pour un mouton : la couleur sombre de sa toison qui pouvait être noire, brune, ou marron, même s’il existait aussi quelques individus blancs. De fait, la production tissée était celle d’étoffes de couleur sombre, plébiscitées en Bretagne7 ; pour des tissus de couleurs plus claires ou blanches, les laines étaient exportées de régions possédant des moutons blancs, comme le Poitou.

Un mémoire de 1733 de l'Intendant de Bretagne Jean-Baptiste des Gallois de la Tour localise ce mouton sur les terres vaines de toute la Bretagne, avec une aire géographique principale centrée sur Redon, et allant jusqu’à Derval à l’est et Saint-Nazaire au sud. C. Goudé écrit qu’ils « étaient l'objet d'un commerce considérable; à eux seuls, ils prenaient une partie de la foire de Béré, et la foire des moutons, qui la précédait, n'était pas moins productive pour le pays qu'intéressante aux yeux des étrangers »8. Ainsi, l'Annuaire de l'an XI évalue à 2000 boeufs, 1000 vaches, 500 chevaux et 5000 moutons le nombre des animaux exposés en vente pendant la foire de Béré9. Les ovins étaient en effet pendant les périodes médiévales et modernes les animaux les plus nombreux à la ferme, et sans doute les plus appréciés, car fournissant peau (pour les parchemins et les vêtements), lait (pour le fromage), viande et laine, sans compter l’aspect pratique en assurant l’entretien des bords de routes et des communs. Même si l’on ne dispose pas de données précises avant la Révolution, voici deux exemples plus tardifs : Justin Méresse10 en 1838, sur son domaine guérandais d’une centaine d’hectares, en possède ainsi 92 individus, contre 68 bovins, 14 cochons et 4 chevaux ; Rieffel en 1828 a 31 bovins, 4 chevaux, 15 porcs, et quelques 300 moutons (700 en 1840)11 !

La seule tare du mouton des landes de Bretagne ne tenait donc que dans sa chétivité, expliquée bien sûr par son patrimoine génétique, mais aussi par des carences dues aux rudes conditions de vie des troupeaux, pacageant à l’extérieur toute l’année, et se nourrissant non dans de riches pâturages mais sur les terrains pauvres et difficiles des landes en communs12. On comprend aisément que la révolution agricole du XIXe siècle ait voulu améliorer la race, d’autant que certaines années voyaient les troupeaux de moutons complètement décimés par la maladie, notamment la tuberculose13. Ainsi, parmi d’autres centres d’expérimentation, à l’Ecole d’Agriculture de GrandJouan en Nozay, Jules Rieffel croise en 1833 ses 72 premières brebis, « de la petite race noire des landes », avec deux béliers blancs du Poitou ; en 1839, il introduit les premiers reproducteurs étrangers. Les résultats sont spectaculaires, les produits améliorés gardant la rusticité de leurs mères sans trop de problèmes sanitaires : au cours des 6 premières années, le poids moyen des brebis s’accroît de 52%. On atteint alors des chiffres impressionnants : l’on passe d’un poids moyen brut de 16kg en 1833 à 46kg en 1861, et le poids moyen de la toison passe sur la même période de 0,75 à 2,85kgs14. Un léger engouement se fait alors sentir : de 280 000 têtes en 1828, le cheptel ovin croît dans le département de Loire-Atlantique jusqu'à 300 000 têtes en 1840.

Cette progression aurait théoriquement dû se poursuivre, et pourtant, le nombre d’ovins s'effondre jusqu’à moins de 100 000 unités en 1882. Ainsi, une exploitation moyenne de 30 hectares qui possédait un troupeau de 50 brebis en 1800 n’en possède plus un seul en 188015. La première raison de ce retournement de situation tient dans les défrichements massifs des landes en ce milieu du XIXe siècle à des fins de transformation en cultures et pâturages16. Là où le mouton aurait dû retrouver sa place, les agronomes calculèrent que le meilleur emploi de ces terres à herbe grasse se trouvait dans l’élevage bovin. La seconde est que l’amélioration des races animales ne s’est pas arrêtée aux ovins, mais a concerné toutes les espèces. Et une autre belle réussite est celle de la création de la race Maine-Anjou chez les bovins, produisant lait et viande en qualité et quantité remarquables17. La troisième raison est l’inondation du marché européen de la laine par les productions fraîchement débarquées d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique du Sud, en quantité et à des prix imbattables. Quelle chance de survie pouvait donc rester au mouton des landes de Bretagne, ne trouvant plus son utilité dans l’entretien des communs en landes, et boudé tant par les fermiers au point de vue du lait et de la viande, que par les tisserands au niveau de la laine ?

Ainsi disparaissait du paysage nozéen le petit mouton noir des landes18 ; et avec lui un artisanat emblématique de Nozay : le textile.

 

Yohann Gourdon, Janvier 2016

1 Le Blayer (monographie sans nom ni origine), Archives Départementales de Loire-Atlantique, 1J64.

2 Charles Goudé, Histoire de Châteaubriant, Rennes, 1870, page 162.

3 L. Moll et E. Gayot (sous la direction de), Etude de zootechnie pratique, Editions Firmin-Didot Frères, Fils et Cie, 1867. Pierre Joigneaux, Le Livre de la ferme et des maisons de campagne, vol. 1, Editeur V. Masson et fils, 1863. J. M. Magne, Étude de nos races d'animaux domestiques et des moyens de les améliorer,1857.

4 Actuellement, il subsiste uniquement à travers la race du mouton d’Ouessant, titulaire du titre du plus petit mouton du monde. Pour toutes les caractéristiques de la race, consulter le site des Amis du Mouton d’Ouessant sur mouton-ouessant.com.

5 Le standard actuel du mouton d’Ouessant est de 50 cms au garrot pour 40 kgs, avec une tête fine, et des cornes de grande amplitude pour le bélier.

6 René Bourrigaud, Le développement agricole au XIXe siècle en Loire-Atlantique, Université de Nantes,  Thèse de doctorat du 22 février 1993, T.2, p. 498. Il faut toutefois se montrer prudent avec ces chiffres ; leur exagération ne pouvait être qu’à l’avantage des méthodes de Rieffel. 

7 C’est d’ailleurs là qu’elles coûtaient le plus cher. La base des vêtements de tous les jours était la bure, étoffe de laine. Bure vient du qualificatif « burel », donné aux laines de couleurs grises, brunes ou noires.

8 Charles Goudé, Histoire de Châteaubriant..., p. 162.

9 Charles Goudé, Histoire de Châteaubriant..., p. 178 note 1.

10 René Bourrigaud, Le développement agricole au XIXe siècle en Loire-Atlantique..., Annexe 2.2 p. 27 : « Une monographie d’exploitation sous le Second Empire par Julien Méresse de Guérande ».

11 René Bourrigaud, « Les transformations de l’agriculture et du monde agricole castelbriantais de 1800 à 1950 », Pays de Châteaubriant – Histoire et Patrimoine, n°3, 2004, note 73 p. 34.

12 Antoine Pacault, « L’agriculture dans la région de Châteaubriant aux XVIe, XVIIe et XVIIIesiècles », Pays de Châteaubriant – Histoire et Patrimoine, n°3, 2004, pp. 9 à 15.

13 Mémoire sur les ressources de la ville de Châteaubriant, adressé à l’Intendant de Bretagne en 1712 par la Communauté de ville, ADLA C502. Ce fait est néanmoins nuancé par un rapport de Justin Méresse de 1858 à Guérande, qui écrit que s’il y a peu de maladies à attaquer les troupeaux, les ravages de la consomption (tuberculose) peuvent être terribles certaines années.

14 René Bourrigaud, Le développement agricole au XIXe siècle en Loire-Atlantique..., T.2, p. 498.

15 René Bourrigaud, Le développement agricole au XIXe siècle en Loire-Atlantique..., T.1 p. 64 et suivantes.

16 Ainsi, entre 1830 et 1861 sur le canton de Nozay, les landes sont réduites de 10000 à 1700 hectares. Christian Bouvet, « Elevage bovin, cuir et beurre au Pays de Châteaubriant », Châteaubriant – Histoire et Patrimoine, n°8, 2010, p. 11.

17 René Bourrigaud, Le développement agricole au XIXe siècle en Loire-Atlantique..., T.2 p. 499 et suivantes.

18 On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec le département des Landes qui à la même époque perd lui aussi son cheptel ovin (et son image d’Epinal du berger chaussé sur ses échasses) par suite de l’assèchement des landes humides par/pour la plantation de pins.

Article de Yohann Gourdon (Historien) : Déclin de l'artisanat du textile et des peaux au XIXe siècle à Nozay 44.

 

Le déclin de l’artisanat du textile et des peaux à Nozay au XIXe siècle

 

A partir de 1842, sous l’impulsion de Jules Rieffel, créateur de l’Ecole d’Agriculture de GrandJouan1, le paysage et la société de la paroisse de Nozay se modernisent et se transforment profondément. Côté sombre du tableau, on assiste au déclin d’une des activités les plus représentatives et lucratives du pays : le textile.

Quelques indices se rencontrent dans la description du pays nozéen qu’en fait un observateur, M. Le Blayer en 18432. Il témoigne ainsi que la plus grande partie des landes de la commune, dont les 500 hectares de Grand Jouan, a été défrichée entre 1816 et 1843. Ces landes incultes accueillaient jusqu’à la révolution les communs où les roturiers faisaient paître leurs bêtes, principalement des moutons de la race dite des landes de Bretagne. Ces « bergers des landes devenus laboureurs » ont alors été contraints de changer leur mode de vie ancestral. De paysans alternant la culture de leurs modestes domaines (quelques hectares seulement) et l’activité pastorale, ils sont devenus des laboureurs modernes développant de nouvelles cultures sur des dizaines hectares, grâce aux techniques et procédés nouveaux apportés par Rieffel. En outre, cette campagne de défrichement des landes et d’assèchement des zones humides ne signa pas que l’arrêt de mort du travail du textile d’origine animale, mais aussi celui d’origine végétale comme le lin et le chanvre, qui servaient à la confection de la filasse.

Ces paysans produisaient de la grosse toile de lin, de la toile mi-fil et mi-laine, du bélinge (étoffe en laine) et de la serge. On mesure bien la place du textile dans la description de Le Blayer du marché qui se tient le lundi de chaque semaine dans la ville de Nozay, et où « les gens de la campagne apportent du beurre, des œufs, des volailles ou gibier, de la filasse, du fil, de la toile, des étoffes de laine et de coton, des grains, des porcs de quelques mois », ou dans celle du « commerce des gens de la ville qui consiste en boissons, épicerie, étoffes diverses, objets d’habillement, mercerie ». Cette industrie était donc la plus considérable du pays, et le métier n'étant pas difficile, femmes, vieillards, infirmes, enfants trouvaient à s'y employer, et à couvrir la demande. L’historien de Châteaubriant Charles Goudé en témoigne : « Tout le monde peignait ; aussi, tout ouvrier abordant un ami, à quelque profession qu'il appartînt, ne lui demandait pas, comme de nos jours : comment te portes-tu ? mais bien : comment peignes-tu3»

D’autres preuves se rencontrent dans les premiers annuaires du commerce publiés à la fin du XVIIe siècle : il existe en Bretagne « huit cens métiers, où il se fabrique diverses petites étoffes de laine, comme étamines, droguets, serges, molletons, crêpons, et petits draps de laine. Les principaux lieux où l’on y travaille sont : Nantes, Rennes, Bourg, Dinan, St Brieuc, Lamballe, Châteaubriant, Nozay, Redon, Josselin, le Guay de Plelant, Ste Croix, Auray, Vannes, Malestroit, Rochefort, Châteauneuf, Longonna et Herviliac »4. En 1730, le fleuron de la production textile nozéenne est codifié5 : « les toiles appellées Beurières, qui se fabriquent aux environs de Nozay, auront en chaîne trente cinq portées au moins, de quarante fils chacune, faisant quatorze cens fils, et trente huit pouces et trois lignes de largeur au sortir du métier, faisant trois quarts d’aune cinq pouces et six lignes mesure de Paris, sous les peines portées ci-dessus»6.

S’il faut apporter des preuves de l’ancestralité de cette activité textile à Nozay, cette très ancienne coûtume rapportée là encore par Le Blayer : « Les dimanches et jours de fête, avant la grand’messe, des fidèles déposent fréquemment sur un autel particulier diverses offrandes, telles que du lard, du beurre, de la filasse. Après la messe ces objets sont vendus aux enchères par le sacristain sous le porche de l’église au profit de la Fabrique. [Pendant l’office], une ou plusieurs quenouilles garnies de filasse blanche et enrubannées sont présentées par les marguilliers aux dames et demoiselles étrangères qui se trouvent à l’office ; à défaut d’étrangères, ces quenouilles sont présentées aux personnes du pays, suivant leur rang, et à tour de rôle... la personne à laquelle la quenouille est présentée la touche du bout des doigts et remet une pièce d’argent au marguillier ». Toujours dans cette (ancienne) église de Nozay, située au Vieux-Bourg, la force de cette corporation des métiers de la laine s’exprime à travers les peintures que l’on on a fait réaliser au XVIe siècle dans le bras nord du transept. Elles représentent le Martyre de Saint Blaise, leur patron, lacéré par un peigne à carder7. C. Goudé nous apporte de nombreux documents du XVIe au XVIIIe siècles sur la confrérie de Saint Blaise, celle des peigneurs de laine de Châteaubriant, regroupant jusqu’à 600 membres avant la Révolution8.

Cette production de laine s’accompagnait évidemment de celle de cuir, rencontrées dans les aveux nozéens des XVe et XVIe siècles par les mentions d’artisans tanneurs et tailleurs, tels Jean Davi tanneur rue du fresche en 1445, Pierre Pirault taillandier9 en 1468, Jean Bredin tanneur en 1508, ou attestées par la présence d’un douet (fossé d’écoulement des eaux usées) aux cuirs en 1468, ou de la bien connue Porte aux Cuirs qui figure encore au cadastre napoléonien10. Les moulins sont également un bon indicateur de la présence forte de cet artisanat des fibres et des peaux, et quelques chiffres permettent de bien mesurer le poids de Nozay à l’échelle du pays de Châteaubriant. Ainsi pour 59 moulins à eau répertoriés avant 1600, et dont 9 sont des moulins à drap (ou à foulon) et 5 seulement des moulins à tan11, 4 (plus de 25%) sont nozéens : Beaujouet, moulin à drap et moulin foulleret ; Ligou et Batz, moulins à tan12.

Ce sont ces moulins qui assureront la dernière perpétuation de l’activité textile et des peaux, grâce à leur reconversion en filatures mécanisées. JJ Foucault, filateur, s’installe ainsi dans l’ancien moulin à blé de la Villate en 1836, repris par les frères Choimet de Nantes, puis par les frères Aubert, avec une machine à vapeur de 10CV conçue pour la filature du coton, de 1843 à la fermeture en 1884. En ville de Nozay, si J.-B. Abgrall, tanneur industriel, installe en 1893 une tannerie près du boulevard Hillereau, partageant les eaux nécessaires à son activité avec la tannerie de Stanislas Blanchet située à 340m au dessus de la sienne (existant quant à elle depuis au moins 1861), elles ferment au début du XXe siècle.13

Pour terminer, c’est toujours Le Blayer, qui après avoir évoqué la disparition de l’antique système de l’artisanat textile nozéen, nous dévoile le devenir de ces derniers paysans-filateurs : « à la chute de l'étang de la Vilatte, [existe] une filature de laine et de coton qui... est en pleine voie de prospérité et progresse tous les jours. Un très grand nombre d'habitants pauvres trouvent dans cette usine un salaire élevé pour eux, minime pour le propriétaire de l'usine ».

 

Yohann Gourdon, Octobre 2015

1 Pour tous ces évènements, se référer à : René Bourrigaud, Le développement agricole au XIXe siècle en Loire-Atlantique, Université de Nantes,  Thèse de doctorat du 22 février 1993.

2 Archives Départementales de Loire-Atlantique, 1J64, monographie sans nom ni origine.

3 Charles Goudé, Histoire de Châteaubriant, Rennes, 1870, page 162.

4 J. Savary des Bruslons. Dictionnaire universel de commerce. 1726.

5 Recueil des règlements généraux et particuliers concernant les manufactures et fabriques du royaume. Paris. 1730.

6 En 1765, la verge de Nozay contient une aune et demie de Paris, soit 65 pouces 10 lignes et demie.

7 Et non l’expression d’une corporation de tailleurs de pierre. Les preuves s’accumulent en effet dans les sources pour prouver qu’il n’existe pas à Nozay de corporation de tailleurs de pierre avant le XIXe siècle.

8 Charles Goudé, Histoire de Châteaubriant, Rennes, 1870, page 168.

9 Si aujourd’hui le taillandier désigne l’artisan qui fabrique des outils tranchants, il cumulait aussi jusqu’au XVIe siècle les fonctions de tailleur de vêtements, en tissus ou cuirs.

10 ADLA, série Titres de famille ; cadastre napoléonien de Nozay, M267.

11 Les moulins à drap permettent de battre les étoffes et tissus pour les assouplir et dégraisser. Le tannage est la transformation des peaux en cuirs, rendant celles-ci imputrescibles sous l’action du tan, poudre obtenue du broyage de l’écorce de chêne sous l’action des moulins à tan.

12 Christian Bouvet, Alain Gallicé, Anne Legrais, Antoine Pacault, Les moulins du Pays de Châteaubriant, HIPPAC, 2013.

13 ADLA 5M304 et série 6 M. Et L’Esperantiste. Louviers. N°5(77). 31 mai 1904