Histoire et Architecture du Manoir de la Savinais (Puceul)

7 Manoir de la Savinais (Puceul)

Eléments sur le manoir de la Savinais tirés de sources diverses :

 

le manoir de La Savinaie ou Savinaye (XVI-XVIII-XIXème siècle). Ancienne dépendance de la châtellenie de Nozay. Propriété de la famille Du Matz, héritiers des marquis de L'Estourbeillon, alliés à la famille La Neufville. En 1776, Catherine du Matz de La Savinaye est marraine d'une cloche de la vieille église paroissiale, alors que le parrain est l'écuyer Louis Pigeaud de La Bellière. Il ne subsiste de l'ancien édifice, qu'une tourelle quadrangulaire du XVIIème siècle. L'ensemble est restauré au XIXème siècle.

http://www.infobretagne.com/puceul.htm

 

 Le territoire de Puceul appartenait jadis à la châtellenie de Nozay (propriété successive des familles Le Boeuf, Rieux, Laval, Montmorency et des princes de Condé). Le sire de Nozay levait un droit de coutumes sur les marchandises passant en Abbaretz, Tréffieux et Puceul. Plusieurs petites seigneuries dont La Bellière, La Savinaie et Bohallard avec droit de moyenne justice occupaient jadis le territoire de Puceul et dépendaient de la châtellenie de Nozay.

  http://www.infobretagne.com/puceul.ht

 

Dès le Moyen Age, en Bretagne, les seigneurs d’importance avaient le droit plein et complet de rendre la justice, haute et basse, civile et criminelle, à tous les hommes vivant sur leurs terres. Le droit de justice était un droit rattaché au fief.  Si à l’origine le seigneur pouvait tenir en personne sa cour de justice avec ses vassaux, bien vite celui-ci se trouva empêché de la tenir et les multiples chicanes l’ennuyèrent au point qu’il désigna un officier judiciaire que l’on appela un Sénéchal. 

Il existait des hautes, moyennes et basses justices. La distinction entre la compétence de chacune est généralement peu nette. Bertrand d’Argentré définissait: pour les basses justices une compétence féodale, une compétence civile étendue et quelques attributions administratives ou de police; pour les moyennes justices, il reconnaît en outre une certaine compétence au criminel, une juridiction de police plus large et une juridiction gracieuse. Enfin il réserve aux hautes justices: « Le droit de bannies et d’appropriement, la puissance de mort et connaissance des délits qui l’emporte; le droit de confiscation et d’épaves. »

  http://eric.havel.free.fr/juridiction/juridictionAR.htm

 

  

Les degrés des justices seigneuriales

Le droit de justice était inhérent a la terre et tenait une place importante dans l’organisation féodale. Il s’établit ainsi trois degrés sous le nom de haute, moyenne et basse justice.

Le Seigneur haut justicier avait haute, moyenne et basse justice. La Haute Justice connaissait tous les crimes commis dans son fief, sauf cas royaux. Il devait avoir des juges, des prisons et faire élever des piloris, carcans et fourches patibulaires.

Le Moyen Justicier avait connaissance de toutes les causes civiles. En matière criminelle, sa compétence variait. Les amendes ne pouvaient dépasser 60 sols.

  LES JUSTICES SEIGNEURIALES AU PAYS DE RETZ (1

http://www.shpr.fr/?L-organisation-de-la-justice-avant

 

 

 Les seigneurs de la Savinaie :

 

Extrait de La Revue Historique de l'Ouest, année 13 (1897 - Documents)

 

L’Estourbeillon (de)

D’argent au griffon de sable, armé et lampassé de gueules.

 

Arrêt de maintenue de noblesse en faveur de Pierre de l’Estourbeillon et ses descendants.

21 novembre 1668.

Autre contract de Mariage dudit messire Pierre de Lestourbeillon, chevalier, seigneur de la Savinays, de la Motte-Alleman et du Bois-Joubert, avec damoizelle Janne Fournier, fille de deffunct escuyer Claude Fournier, et de damoiselle Catherine Baudouin, vivants sieur et dame de la Garenne, du 14 février 1665.

 

Acte de transaction et partage fait entre noble escuyer Pierre de Lestourbeillon, seigneur de la Savinays, fils aisné héritier principal et noble d’escuyer Bertrand de Lestourbeillon, vivant seigneur de la Hunaudière et de feue dame Perronnelle Loaisel, vivante, sa compagne, d’une part, et noble escuyer Jean de Montmorency, seigneur de la Neuville, mari et procureur de droit de dame Henriette de Lestourbeillon, sa compagne, et noble escuyer René de Saint-Aubin, seigneur du Butay, escuyer, mary et procureur de droit de dame Julienne de Lestourbeillon, sa compagne ; lesdites dames, soeurs juveigneurs puisnées dudict seigneur de la Savinays, du 24 avril 1637. 

 

Arrest de la Cour rendu entre Messire Jean Halgan, prestre, vicaire de Montouër, appellant demandeur et deffandeur contre ledict Pierre de Lestourbeillon escuier et damoiselle Louise du Masle sa femme, sieur et dame de la Savinays, deffendeurs et demandeurs, le 19 janvier 1660, par lequel la Cour, entre autre choses, auroit maintenu ledict de Lestourbeillon dans la qualitté de noble et d’escuier, avec deffences audict Halgan et à tous autres de l’y troubler par lespeines qui eschéent et condamnoit ledict Halgan, pour son indue vexation envers ledict Lestourbeillon, en l’amende de trente livres et aux dépens. 

Un exécutoire desdictes depens décerné audict de Lestourbeillon à l’encontre dudict Halgan le 17 mars 1660. 

Contract de Mariage d’escuyer Bertrand de L’Estourbeillon, sieur de la Hunaudière, de la Savinays, la Hubertière et autres lieux, avecq damoiselle Perronnelle Loaisel, fille de noble homme Jan Loizel, sieur de la Motte, le 18 janvier 1623. 

http://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Estourbeillon_de_l_-2.pdf

 

Arbre généalogique dudict de L’Estourbeillon

, par lequel il articule : que ledict Pierre de L’Estourbeillon, sieur de la Savinays en Peuseul [1], de la Motte-Allement et du Bois-Joubert, est fils aisné, héritier principal et noble d’escuyer Bertrand de L’Estourbeillon et de damoiselle Peronnelle Loisel, sieur et dame de la Hunaudière ;

ledict Bertrand estoit fils d’écuyer Jacques de L’Estourbeillon et de damoiselle Anne de Cardel [2], sieur et dame de la Hunaudière ;

ledict Jacques estoit fils d’escuyer Joachim de l’Estourbeillon et de damoizelle Françoise Haloret, sieur et dame de la Hunaudière ;

ledict Joachim estoit fils d’escuyer Bonnabes de l’Estourbeillon et de damoizelle Jeanne du Pelineuc, sieur et dame de la Heschère [3] et du Bas-Brin ;

ledict Bonnabes estoit fils d’escuyer Charles de L’Estourbeillon et de damoizelle Françoise de la Beschère, sieur et dame de la Beschère et du Haut et Bas-Brin,

lequel Charles estoit fils d’escuyer François de L’Estourbeillon, sieur du Hault et Bas-Brin ;

lequel François estoit fils de Pierre de L’Estourbeillon, seigneur dudict lieu et du Hault et Bas-Brin.

[1] Puceul.

[2] Kerduel.

[3] NdT : pour Beschère.

http://www.tudchentil.org/spip.php?article183

 

 Pour voir des illustrations concernant l'architecture, les manoirs et les maisons de caractère de la commune de Puceul voir : http://www.didierteffo.fr/246515937