Puceul Patrimoine en Pierre bleue, schiste de Nozay

Le village de la Bourdinière possède plusieurs maisons en appareillage de schiste encore visible.

En 1950 il y a eu jusqu’à onze exploitations agricoles dans le village. 3 fours à pain étaient en activité.

 Un a disparu, un autre subsiste à l’état de ruines avec une boulangerie en pisé et le dernier est en état  à l’intérieur d’un bâtiment auquel il est accolé. Plusieurs bâtiments : hangars, granges, anciennes exploitations agricoles montrent les possibilités de construction de l’époque (dimensions standard des bâtiments de 6m50 sur 12 m, charpente en chêne).

La famille Sansoucy habitait à l’époque, au début du XXe siècle dans la longère à encadrement de briques, elle a fait construire avant la guerre les bâtiments contigus au « Château » construit lui dans les années 1930.

La grange proche de la maison à encadrements de briques a été reconstruite dans les année 1890 en conservant la charpente en chêne suspendue grâce à des étais, mais en raccourcissant les dimensions d’un mètre.

Plusieurs palissades en schiste agrémente le village qui possède également un puits à margelle d’appareillage en schiste surmontée de dalles du même matériau.

Un autre puits subsiste dans une des propriétés du village.

 

Dans le village de la Mélatais, subsiste plusieurs maisons en appareillage de schiste mais une seule laisse entrevoir la pierre en apparence.

Un puits commun au village subsiste avec une margelle en moellons de schiste recouvert de dalles du même matériau.

Un peu plus loin, à l’écart du village la croix de la famille Saffré présente un fut et un croisillon monolithe en schiste construit sur un socle en appareillage de schiste surmonté d’une dalle monolithe..

 

A l’écart du village de la Rinais la Maison dite « la Moinerie » ou la « Moignerie » comportait à l’époque de la rédaction de l’ouvrage de Chapron en 1901 une fenêtre à encadrement de schiste, sans chanfrein, dont le linteau portait un écu contenant l’inscription « … 1626 ».

Actuellement la Moinerie est un très bel ensemble en schiste comportant un puits, une table en schiste ainsi qu’une palissade en palis de Nozay.

A l’intérieur une cheminée porte un linteau avec écrit : CE LOGIS FAICT LANNEE 1653

 

Le Village de La Rinais laisse entrevoir plusieurs maisons ou bâtiments où le schiste est largement employé sois sous forme de moellons soit sous forme de long palis fichés verticalement pour soutenir une charpente en chêne. Le schiste est parfois associé à du quartz dans le façonnage des murs.

Plusieurs palissades en pierre de Nozay agrémentent le village.

Un ensemble constitué d’un ancien four à pain et d’un puits à l’état de ruine subsiste également

Dans une longère en appareillage de schiste plusieurs linteaux sont sculptés et l’un d’entre –eux laisse apparaître des accolades et du feuillage. Ces pierres sculptées ont été réalisées par des tailleurs de pierre de Nozay .. Cette maison possède également une belle cheminée en pierre de Nozay avec un bel exemple de manteau sculpté.

 

La croix de Paradis située sur la commune de Puceul, à proximité de la route de La Rinais serait une croix dite « julienne », elle en a toutes les caractéristiques.

C’était des croix placées au croisement des chemins principaux menant à St Julien-de-Vouvantes, lieu de pèlerinage très ancien et populaire. …

Elle est réalisée sur un socle de petit appareil de schiste recouvert d’une dalle de pierre de Nozay et possédant une niche.

Le fût mesure 2m60 de hauteur, il est de section carrée jusqu’à 0,80m, puis le reste et le croisillon sont octogonaux avec une section de 14 cm. Une inscription est située à l’avant du fut sur sept lignes difficilement déchiffrables, avec en dessous la date de 1642. La base du fût, qui est carrée, est elle-même ouvragée par des moulures et possède plusieurs inscriptions gravées. Le croisillon restauré à l’aide d’une ferrure possède un christ de facture naïve très abimé .

Les croix juliennes présentent une représentation très sommaire d’un christ sculpté, avec souvent un simple ovale pour le visage, des bras démesurés et des mains évasées, des côtes saillantes, des jambes longues et raides, avec des pieds tout juste dégrossis, Celle-ci possède un large et épais titulus ( avec l’inscription INRI : Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum : Jesus de Nazareth roi des juifs).

La simplicité de la représentation du christ s’explique par le fait qu’il s’agit de tailleurs de pierre, et non de sculpteurs comme l’on peut le voir sur les croix historiées ou sur les grands calvaires bretons.

La date indiquée sur la croix, 1642, plaide en la faveur d’une croix julienne car on n’a pas trouvé à ce jour, de croix datées postérieures à 1659 de ce genre.

 

Le Calvaire de Mission occupe la patte d’oie située entre les route de Nozay et de la Rinais.

Il présente un bel exemple du travail de la pierre bleue avec un socle entièrement constitué de moellons de schiste taillés régulièrement.

Ce socle est constitué de deux rampes d’escalier accédant  au piédestal lui-même surmonté d’une grande croix en ciment moulé supportant un christ en fonte.

Dans le socle, une niche destinée à recevoir une statue de la vierge occupe la partie centrale.

Plusieurs dates de Missions indiquent les époques de prédication :

 

La route de Nozay possède elle-aussi un riche patrimoine en schiste.

On y observe plusieurs rangée de palissades en palis reliés par une lisse en bois et d’autres palis décorés de rosiers pour l’ornementation du bourg. Un superbe trottoir en palis de Nozay est un  des rares témoignage  encore présent de l’utilisation de la pierre bleue pour l’aménagement de la voirie.

 

 

Le cimetière de Puceul possède de beaux exemples de l’utilisation de la pierre de Nozay.

Son mur d’enceinte est entièrement constitué d’un petit appareillage en pierre bleue.

L’entrée du cimetière est ornée d’une porte piétonne possédant un encadrement en pierre taillée. Celle-ci est surmontée de chaque côté de pierres sculptées représentant des volutes.

Une superbe croix pattée sculptée avec un fut monolithe de plus de quatre mètres de haut orne le fond du cimetière.

Plusieurs tombeaux présentent de beaux exemples de dalles monolithes surmontant un socle en petit appareillage de pierres taillées dans le schiste de Nozay.  Ils sont quelquefois surmontés de belles croix sculptées dans le schiste.

D’autres croix pattées surmontent le mur d’enceinte du cimetière.