Puceul Virée de Galerne Stèle du Prêtre réfractaire

 

Cette stèle, installée sur la tombe d’un ancien prêtre réfractaire enterré, en ce lieu, avec son cheval, a été réalisée dans les années 1950 par Gilbert Massé, artisan local.

L’entourage de la stèle en tuffeau provient de l’ancien autel de l’église St Martin de Puceul mis à disposition par l’abbé Victor Guillé.

Le prêtre réfractaire enterré ici a semble-t-il été une des victimes de la Virée de Galerne.

La Virée de Galerne est une campagne militaire de la Guerre de Vendée pendant la Révolution française qui s'est déroulée dans le Maine, en Bretagne, en Normandie et en Anjou. Elle tire son nom de gwalarn, mot breton qui désigne le vent de noroît (nord-ouest).

Il s'agit de l'expédition effectuée par l'armée vendéenne qui, ayant traversé la Loire après la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, se rend à Granville dans l'espoir d'y trouver des renforts en provenance d'Angleterre.

A l’issue de la Virée de Galerne, l’armée vendéenne ayant échoué devant Granville en novembre 1793 puis au Mans le 10 décembre se replie vers Savenay (Loire Atlantique) où elle est anéantie par l’armée républicaine le 23 décembre 1793.

 

 

À la fin du mois d'octobre 1793, après une campagne planifiée par le général Kléber, les forces républicaines de l'armée de l'Ouest et de l'armée de Mayence sont parvenues à coordonner correctement leurs attaques et à prendre les forces vendéennes en étau.

Encerclée, l'armée catholique et royale d'Anjou et du Haut-Poitou tente une résistance presque désespérée et livre la bataille décisive à Cholet le 17 octobre 1793. Mais, battue à la fin de la journée, elle n'a d'autre choix que de se replier sur Beaupréau au nord, seule route encore libre, puis Saint-Florent-le-Vieil où elle se trouve acculée sur les bords de la Loire.

Le 18 octobre 1793, une foule immense de soldats, d’hommes, de femmes et d’enfants se trouve à Saint-Florent-Le-Vieil. Toute la nuit, des familles entières venues de toute la Vendée ont convergées sur cette petite localité de la rive sud de la Loire. Plus de 80.000 personnes dont moins de la moitié est apte à combattre veulent traverser la Loire pour rejoindre un hypothétique secours en Bretagne ou en Normandie ou pour soulever d’autres campagnes contre la Convention. La traversée du fleuve est possible.

En effet, pendant la bataille de Cholet, le général vendéen Antoine-Philippe de La Trémoïlle, prince de Talmont, a traversé la Loire avec 4 000 hommes et occupé Varades pour garder l'accès à la Bretagne et au Maine en cas de défaite.

Les Vendéens s'emparent de toutes les barques disponibles. Pendant les journées du 17 et du 18 octobre, l'armée tout entière traverse le fleuve; seule une femme se noie.

Dès lors, à Varades, l'armée catholique et royale se retrouve sans chef et doit donc élire un nouveau généralissime. Henri de La Rochejacquelein est élu général en chef à l'âge de seulement 21 ans.

Pendant la traversée, un messager venu de Jersey s'est présenté aux Vendéens, il apporte un message des Britanniques. Ceux-ci promettent de débarquer des troupes, mais, pour cela, il faut que les Vendéens s'emparent d'un port. Les généraux répondent favorablement à cette proposition.

Le 20 octobre : l'armée quitte Varades et prend la direction de Laval. La troupe est forte d'environ 30 000 soldats dont 1 200 à 2 000 cavaliers, sans compter les renforts futurs, accompagnée de 15 000 à 60 000 non-combattants, blessés, vieillards, femmes et enfants. (Il est généralement estimé que 60 000 à 100 000 personnes au total, vendéens et chouans, ont pris part à la Virée, le nombre de 80 000 personnes étant le plus souvent cité). Toute cette troupe forme une colonne longue de 18 kilomètres

 

Résumé de la virée de Galerne

La Virée de Galerne est une campagne militaire de la Guerre de Vendée pendant la Révolution française qui s'est déroulée dans le Maine, en Bretagne, en Normandie et en Anjou. Elle tire son nom de gwalarn, mot breton qui désigne le vent de noroît (nord-ouest).

Il s'agit de l'expédition effectuée par l'armée vendéenne qui, ayant traversé la Loire après la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, se rend à Granville dans l'espoir d'y trouver des renforts en provenance d'Angleterre.

N'ayant pu prendre Granville le 14 novembre 1793, elle se replie vers Savenay où elle est anéantie par l'armée républicaine le 23 décembre 1793.

http://sportbilly4.eklablog.com/la-viree-de-galerne-a2285991

Conséquences de la Virée de Galerne

A l’issue de la Virée de Galerne, l’armée vendéenne ayant échoué devant Granville en novembre 1793 puis au Mans le 10 décembre se replie vers Savenay (Loire Atlantique) où elle est anéantie par l’armée républicaine le 23 décembre 1793.

« Les événements n’ont pas été vécus de la même manière par les Vendéens et les républicains. Du point de vue vendéen, l’insurrection déclenchée en mars 1793 par le refus de la conscription dégénère en une guerre civile assortie de nombreux combats jusqu’au massacre de Savenay les 23 et 24 décembre 1793.

Quant aux Bleus, dès le 1er août 1793, ils ripostent par un génocide rampant qui se transforme, à partir du 1er octobre 1793, en un système génocidaire systématique prolongé jusqu’à la chute de Robespierre, en juillet 1794 (…).

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Les Noyades de Carrier

Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République, notamment des gens d'Église, ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Des milliers d'hommes, de vieillards, de femmes, d’enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale ».

La crainte de l'épidémie La crainte de l'épidémie a beaucoup joué dans la décision d'isoler les détenus à la prison de l'Entrepôt des cafés puis sur des navires mouillés dans le port ; elle a incité à vider les prisons du centre-ville.

Première noyade Les prêtres réfractaires figurent parmi les premiers prisonniers détenus à Nantes. Ceux pris dans le département sont enfermés d’abord au couvent Saint-Clément, puis aux Carmélites. La plupart des prêtres sont transférés le 19 juillet ou le 6 août au couvent des Petits-Capucins et à l’Hermitage, où les conditions de détention sont plus supportables. Mais le 25 octobre, sur ordre du Comité révolutionnaire de Nantes, tous les prêtres des Petits-Capucins sont renvoyés dans un ponton, sur le navire La Gloire mouillant à la Sécherie.

Environ 90 prêtres périssent victimes de la première noyade.

Le 17 novembre, Carrier rend compte à la Convention nationale de l’opération en termes voilés : « Un événement d’un genre nouveau semble avoir voulu diminuer le nombre des prêtres ; 90 de ceux que nous désignons sous le nom de réfractaires, étaient renfermés dans un bateau sur la Loire. J’apprends à l’instant, et la nouvelle en est très-sûre, qu’ils ont tous péri dans la rivière. »

Estimations du nombre des victimes Le nombre des victimes n'est pas connu avec précision, selon Roger Dupuy, il y a entre 7 et 11 noyades, avec 300 à 400 victimes à chaque fois. Entre 1 800 et 4 000 personnes périssent dans les noyades selon Jean-Clément Martin.

 

 

Pendant la Révolution française de 1789, un prêtre réfractaire refuse de prêter le serment de fidélité à la Constitution qui est imposé depuis le 1er décembre 1790. Sont aussi considérés comme réfractaires les prêtres qui après avoir prêté le serment se sont rétractés à la suite de la condamnation de la Constitution civile du clergé par le pape Pie VI.

Leur opposition à la révolution entraîne une grande partie de leurs fidèles et une division violente des Français entre partisans des prêtres réfractaires et partisans des prêtres assermentés .

Les prêtres réfractaires seront très présents et actifs dans l'ouest de la France en particulier pendant le soulèvement vendéen de 1793 contre la République. À partir du printemps 1792, début de la guerre entre la France l'Autriche puis en 1793 avec une grande partie des pays européens, certains prêtres réfractaires, considérés comme des « agents de l'ennemi », seront bannis puis mis en prison et exécutés.

Le serment de fidélité, ce que refusent les prêtres réfractaires

Pour diverses raisons, le 11 mars puis le 13 avril 1791, le pape Pie VI refuse de donner son accord à la Constitution civile du clergé qui réorganise l'Église catholique en France.

Sans attendre la décision du pape, le 27 novembre 1790, l'Assemblée exige de tous les évêques et de tous les curés qu'ils prêtent le serment de fidélité à la Constitution. Seul sept évêques sur 82 et environ la moitié des curés jurèrent. Les autres furent des prêtres réfractaires. Les troubles liés à l'existence des prêtres réfractaires.

Suivant l'opinion de leurs prêtres les fidèles se divisent. Certains soutiennent les jureurs (ou assermentés), d'autres refusent d'accueillir le curé élu, le contraignent souvent à renoncer à son maintien dans la paroisse. Un culte clandestin assuré par des prêtres réfractaires se met en place, surtout dans les régions de l'Ouest. Ces prêtres se font les propagandistes des idées contre-révolutionnaires.

https://fr.vikidia.org/wiki/Pr%C3%AAtre_r%C3%A9fractaire

Martin Joseph Chrétien de la Cour naquit à Puceul en 1716, fils d’un notaire royal et procureur fiscal .  Il vécut à la Bourdinière dans la gentilhommière de ses parents.

Après avoir suivi des études de Droit, il rentre au séminaire et ne sera prêtre qu’en 1746. En 1760, il fut promu Chapelain de la Chevallerais (Trêve de Puceul). Vers 1778, il résolut de prendre sa retraite.

Quand vint la Révolution, il fut invité par les représentants de la Nation à faire connaître la déclaration de ses biens.

Il conserva ses revenus au début grâce à de nombreux amis dans la bourgeoisie nantaise, occupant des postes importants, il sera bien défendu. Leur influence expliquera qu’il prête serment en 1791.

Mais il aura vite fait de se rétracter et dès le début de 1792, il est taxé de prêtre réfractaire et on cherche à l’arrêter. Il refuse de se rendre à Nantes et reste sur place pour assurer chaque semaine la messe dominicale.

Pierre Drugeon, maréchal des logis de la Gendarmerie, en résidence à Blain se rend à Puceul pour constater les faits.

Il y a dans le bourg, un rassemblement de 5000 personnes venues là pour entendre la messe célébrée par le sieur Chrétien. Apprenant la présence des gendarmes, il s’enfuie. La foule, hostile, oblige les gendarmes à mettre le sabre au clair et tirer au pistolet pour se dégager.

Dans les jours qui suivirent, l’abbé Chrétien s’éloigna de sa gentilhommière pour revenir à Nantes. Il fut arrêté comme un grand nombre de ses confrères le 5 juin 1792.

La Chapelle de la Chevallerais où se célébraient des messes clandestines qui attiraient beaucoup de monde fut fermée.

Marin Leroy, chapelain de La Chevallerais depuis 1789 fut arrêté et conduit à Nantes le 6 juin 1792.

La Loire leur servit de Linceul Chanoine A Jarnoux