Circuits de Randonnée Patrimoine B C D Abbaretz

Découvrez trois circuits de Randonnée du Patrimoine sur la commune d'Abbaretz.


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Circuit B page 1

Circuit B Nord

La Fichardière (1857) : Métairies (Guillotin Rabouin), 3 (22)

LaFichardière (Four à pain : Propriété privée) (voir photo)

La Bautrais (1857) : Métairies (Guillotin), 3 (13)

La Bautrais : En dehors du Circuit (Propriété privée) (Carte postale)

L'ancien manoir de la Beautraye était la propriété, jadis, de la famille de La Roche-Saint-André, famille d'officiers de marine.

En effet, au commencement du XVIIe siècle, la terre de la Beautraye, relevant de la seigneurie de la Rivière d’Abbaretz, appartenait à René de la Roche Saint-André et Marie Darot, sa femme, seigneur et Dame de la Desnerie et de la Rivière.

Ceux-ci eurent plusieurs enfants dont Gabrielle qui apporta la rivière à son mari Georges de la Neuville et Jeanne, qui épousa Claude Leborgne, seigneur de la Choltière, en Paulx.

Leur premier fils Jean Le Borgne est qualifié de sieur de la Beautraye en 1654. Leur second fils Claude II Leborgne, avocat général à la chambre des comptes de Bretagne en 1651 est qualifié en 1662, époque de sa mort, de Chevalier, seigneur de Vigneux et de la Beautraye.

En 1713, sa fille, Marie Antoinette Le Borgne, dame de la Beautraye vend à Louis Davy, sieur des Ormeaux, sénéchal de la châtellenie de Nozay, « le lieu, maison et métairie de la Beautraye en Abbaretz et les métairies de la Caillaudière, Laigrie et le Paradel, ainsi que les borderies de la Forge et de la Fichardière ».

Celui-ci meurt peu de temps après et laisse la Beautraye à ses petits enfants qui ne purent en hériter en raison d’une demande de retrait lignager de la vente effectuée par Marie Antoinette Leborgne.

Les véritables héritiers, seigneur et Dame de Vaux vendirent en 1782 à François Edme Lafond (négociant à Nantes), époux de Mathurine Bruère. Jean Baptiste Lafond, fils des précédents, maire de Châteaubriant, maria sa fille aînée à Joseph Guillotin de Corson.

A la fin du XIXème siècle, on y ajouta le nouveau logis et une chapelle, bénite par le chanoine Guillotin de Corson ;

l'ancienne chapelle du manoir de la Beautraye, aujourd'hui disparue. Elle avait été édifiée par Ferdinand Guillotin de Corson (propriétaire de la Beautraye), en l'honneur des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie. La première pierre est bénite le 6 mars 1873. L'édifice est béni le 2 octobre 1873 ;

 

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Etang de Paradel

Le ruisseau de Paradel, qui prend sa source dans la commune de la Meilleraye-de-Bretagne et se jette dans le don à proximité de Cardunel en Nozay, passe à proximité du village de La Rivière et se jetait autrefois dans l’étang de Paradel, desséché depuis le début du XXe siècle. Ils formait autrefois des marécages qui sont devenus des champs et des prairies bordant un ruisseau d’à peine deux mètres de large. Un moulin à eau y existait autrefois.

Moulin à eau de Paradel

Dans le dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure en 1857, Pinson recense trois moulins à vent et un moulin à eau (Paradel) sur la commune d’Abbaretz.

Le Moulin à vent de Paradel est détenu par M. Richard de la Rivière, le Moulin de Grand’Lande, par M. Perrinel et le Moulin de l’Antilloux par M. Crahé (Craheix?).

L’Aigrie (1857) : Métairie (Guillotin), 1 (7)

Petit Paradel (Métairie) et Grand Paradel (Village) (1857), 6 (40)  D 35

La Boutonnais (1857) : Métairie (Richard),1 (8)

La Fréchetais (1857) : Métairie (Lebourdais), 1 (8)

La Fréchetais (four à pain) (privé, visible de la route) (voir photo)

La Métairie de la Fréchetais a été vendue comme Bien National en thermidor an II (1793) à Monsieur Deneuze pour 8 225 Livres. Elle appartenait à l’Abbaye de Melleraie.

La Guinchardais (1857) : Village , 13 (49) Croix

à proximité : La Marguerite (1857) : Métairies (Provôté), 2 (18)

à proximité : La Petite Marguerite (1857) Borderie (Provôté), 1 (3)

La Marguerite

Chapelle de la Marguerite

Chapelle datée du XVIIes par J. Chapron en 1901.

Elle est de plan rectangulaire avec dans ses murs des baies d’un édifice antérieur. Ce sont des fenêtres ogivales en grès ferrugineux, chanfreinées. Celles du Pignon Nord sont trilobées et datent du XVe siècle. Une statue en bois peint de Sainte Marguerite y prenait place autrefois, elle est désormais à l’abbaye de Melleraie. Chapron

 

La Deneuzerie (1857) : Village, 4 (18)



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Fondation Grange de la Marguerite (à proximité du circuit : privé)

Cette chapelle, bâtie non loin de la route d’Abbaretz à Issé, dépendait d’une propriété de l’Abbaye de Melleray, appelée La Grange d’Abbaretz.

En 1230 un descendant de Brient le Boeuf , seigneur de Nozay et d’Issé, fit don, pour le salut de son âme, d’une terre qu’il possédait sur Abbaretz au profit de l’Abbaye cistercienne de Notre Dame de Melleray. Pour rappel, ce monastère fut fondé le 28 juillet 1145.

Les religieux de ce monastère y construisirent une grange dîmeresse qui donna son nom à la terre.

Les abbés de Melleray en firent plus tard, à leur usage particulier, une sorte de maison des champs et bâtirent un petit manoir avec sa « cour close de murailles et son portail en pierres de taille ».

À côté s’éleva une chapelle dédiée à Ste Marguerite, sur le placis de laquelle fut établie une grosse foire au jour de la fête patronale, le 20 juillet, transférée plus tard au bourg d’Abbaretz. Un bois futaie et des jardins entourèrent ce qu’on appela la « Maison à l’Abbé » avec pour dépendances les métairies de la Grange et de la Fréchetais. La guerre de la ligue dévasta cette propriété de l’Abbaye de Melleray, ruina complètement le manoir et ne laissa subsister que les métairies et la chapelle.

Dès 1755, la chapelle sainte-Marguerite tombait en ruine et n’était plus desservie.


Photos de la chapelle en 1996 avant restauration et actuellement

Des chouans au village de la Marguerite

Le 14 floréal an II (1793) Thomas Hamon, effectuant le recensement pour la réquisition des cochons dans une maison du village de la Marguerite fut molesté par une bande d’une vingtaine de brigands ou plus (des chouans) qui le menacèrent de lui couper la tête avec un sabre et l’ont tenu en joue jusqu’à ce qu’il jure de ne jamais aider à les arrêter. Ces cavaliers, armés, ont ainsi pillé la commune, et violé des femmes.

Marguerite bien national

La métairie de la Marguerite, vendue avec le bois taillis de la Tonnerie de 20 ha qui ne trouva pas d’acquéreur, a été adjugée le 2 frimaire an III (1794) à Monsieur Cl. Daniel pour un total de 24 000 Livres. Ces biens appartenaient à l’Abbaye de Melleraie.

 



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On quitte la D35

 

Le coteau qui ferme la vallée à l’étang de Paradel se courbe vers l’ouest. Au bas de ces coteaux, entre le Petit-Paradel et la Pervenchère (Treffieux), une série d’ouvrages en terre s’étendait sur une longueur de 2 km signale Pitre de Lisle du Dréneuc, dans son dictionnaire archéologique.

Ces ouvrages sont connus sous le nom des Fosses-Taureau.

Le défrichement des landes avait déjà presque effacé les doubles talus de ces défenses, que les gens du pays désignaient sous le nom de retranchements.

Ils ont été indiqués près de la ferme de la Bernarderie, au nord du château de la Rivière. Le cultivateur en a nivelé une assez grande partie après 1870 en avant de la Bernarderie.

La Herminière (1857) : Village, 6 (39)

Puits du village de la Herminière (Photo)

Le Sous-sol d’Abbaretz est très riche en minerai de fer et certains noms de villages sont significatifs. Houarn en Breton signifie fer et par corruption Herminière signifierait la mine de fer. On rencontre sur Abbaretz plusieurs noms dont l’origine tient à la présence de fer et de forges, comme la Forge ou le Rez des Forges.

À proximité : La Bernarderie (1857) : Métairie (de Monti), 2 (11)

La Piraudais (1857) : Métairie (Richard), 1 (4)

Four à pain de la Piraudais (photo)

La Godardais (1857) : Village, 28 (102) Croix

Boulangerie avec four à pain attenant et Puits de la Godardais (Photo)

La Rose des Landes Croix en schiste (Photo)

La Fichardière

Fichardière (1857) : Métairies (Guillotin Rabouin), 3 (22)

D’ après un recensement du monde agricole réalisé par la commission PLU en 2007, la commune comptait alors une cinquantaine d’exploitations agricoles ayant leur siège sur la commune.

La surface agricole utilisée (S.A.U.), mise en culture par les exploitations était de 4575 ha soit une moyenne de 72 ha par exploitation chiffres dans la moyenne cantonale.

En 2004, 74 exploitations de la commune avait une production liée à la polyculture et à l’élevage.

La production laitière était la production majoritaire sur la commune. Elle concernait 37 éleveurs



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Croix de la Rivière (Croix en bois sur piédestal en pierres maçonnées)

La Rivière (Propriété privée à proximité

En plus des forêts de l’Arche et de Vioreau, Abbaretz abrite plusieurs taillis comme ceux de la Rivière ou de Villeneuve.

Rivière fief

Le siège de la plus importante seigneurie est au Château de La Rivière qui appartient à l'origine à la famille Briant (ou Brient).

 

Le Château a été incendié par la foudre en 1884 et ne sera pas relevé.

Cette maison, d’assez peu d’apparence selon Guillotin de Corson, et relativement moderne, avait remplacé le premier manoir, construit d’après la tradition vers 1330. Il ne reste que les écuries et les communs. Le bâtiment est en rez-de-chaussée avec des lucarnes à frontons triangulaires en tuffeau (à l’origine du XVIIIe siècle). (voir photo)

 

Les possesseurs de terres nobles en Abbaretz jouissaient de quelques prééminences dans l’église d’Abbaretz, telles que bancs, enfeus et armoiries ; les seigneurs de la Rivière s’y faisaient inhumer dans le chœur.

Chapelle de la Rivière

L'ancienne chapelle du manoir de la Rivière est édifiée dans la cour du manoir. C’est un édicule rectangulaire avec abside circulaire, orientée. La porte ouest à cintre et chambranle en grès ferrugineux avec chanfrein creux est celle sans doute de l’édifice antérieur (elle pourrait dater du XIIIe siècle). Elle était dotée d’une vierge ancienne portant l’Enfant en bois polychrome.

Cette chapelle est reconstruite peu de temps avant la Révolution, par Pierre Richard de la Pervanchère, dernier seigneur de la Rivière. Un bénitier de schiste est armoyé d’un écu d’azur à six macles posées 321, sans doute les armes de Le Sénéchal. Elle est bénite le 5 novembre 1788 sous l'invocation de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Elle est restaurée en 1820 et placée alors sous le patronage de sainte Anne. La chapelle est abandonnée suite à l'incendie du manoir qui ne sera pas relevé .

Le 21 février 1634, Roch de la Ferrière, seigneur de la Prévosté, épousa dans ce sanctuaire Renée de la Neufville, fille du seigneur de la Rivière.

 



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Quelques seigneurs de la Rivière :

Etaisse de la Rivière, fille de Briant de la Rivière épouse à la fin du XIIIe siècle, en 1280, Geoffroy de Montfort, fils de Raoul V, sire de Montfort et de Gaël en Ille-et-Vilaine. .

La nièce de Charles de Montfort, un des descendants épouse Thébaud du Matz, qualifié en 1485 de seigneur de la Rivière d'Abbaretz. Gabrielle de la Roche-Saint-André, héritière du domaine, par sa grand-mère, épousa, en 1604, Georges de Neuville d'Abbaretz, gouverneur de Châteaubriant, fils légitimé de Georges de Montmorency d'Aumont ;

 

En 1745, La Rivière dépendait ainsi de la Maison montmorency depuis 1604 . Le domaine et la seigneuries ont été vendues ensuite 3 fois,, en 1766 à Vincent Tessier, en 1771 à Nicolas Olivier Perrée, en 1774 à Mme de la Trémissinière, pour Pierre Richard de la Pervanchère (Conseiller du roi, lieutenant civil et criminel honoraire en la sénéchaussée et siège présidial de Nantes) dont l’arrière petite file est Céline de GOUYON-MATIGNON de MARCÉ.

 

Le Domaine proche de la Rivière comprenait le manoir de ce nom, avec sa chapelle et fuie, bois et étang, jardins et retenue; plus trois métairies exemptes de fouages dès 1444. À ces terres nobles furent jointes au XVIIe siècle, celles de Montjounet et la juridiction du même nom. La seigneurie de la rivière acquis ainsi une certaine importance locale

 

Rivière (1857) : Domaine (Richard de la Roullière), 4 (31)

Croix de schiste de la Rivière : Croix pattée de 50 cm de largeur en schiste sur fut de 3m de haut avec rosace

Ancienne Chemin antique (voir photo)

à proximité : La Trahannière (1857) : Métairie (Richard), 1 (7)

Le Bas et le Haut Houx (1857),: Villages, 34 (145)

À Proximité : Le Houx école

Une école mixte de hameau existait en 1912 au Haut-Luc. Elle avait été fondée en 1884 et comptait alors environ 60 élèves des deux sexes. Elle était dirigée par une institutrice.

Le généreux donateur du terrain sur laquelle était bâtie l’école était Monsieur Lerat, agriculteur, distingué des palmes académiques au Haut Houx. L’homme a été le premier instituteur de la contrée et le fondateur des cours d’adultes dans la campagne d’Abbaretz

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Anciennes Mines de fer (Houx)

La commune d'Abbaretz possède dans son sous-sol un gisement de minerai de fer formant une lentille de 30 à 50 mètres de large sur 5 à 6 kilomètres de long. Plusieurs sites d'extraction ont été identifiés : La Jahotière, Les Nonneries, Le Houx, La Placière, La Duchetais, La Lirais, La Chevrolière.

L'exploitation s'est faite par tranches depuis le début du XIXe siècle jusqu'en 1931 avec deux phases importantes entre 1913 et 1922 et 1928 et 1930. Plusieurs sociétés ont exploité les sites : Mines de fer de l'Anjou et des forges de Saint-Nazaire (1882, Le Houx) Honorat Borie (1911, Les Placières) , Compagnie minière armoricaine devenue les mines de fer de Bretagne (1913, Les Nonneries) ; Mines de fer de Segré (1913, Le Houx, La Duchetais, Les Placières) Société métallurgique de Basse-Loire (1920, Le Houx, Les Placières) ; Château-Rouge (1927, Le Houx, Les Nonneries, La Duchetais). En 1912, 118 ouvriers extraient 27 282 tonnes de minerai.

Le minerai de fer est expédié jusqu'à Nantes, Chantenay et Saint-Nazaire dans les usines de Trignac par des camions ou par le train via une voie Decauville reliant les gares d'Abbaretz et d'Issé.

En 1912, la minière du Houx occupait 35 ouvriers (le maximum d’employés sur une minière dans la commune) pour une production annuelle de 5899 tonnes de minerai de fer.

 La minière du Houx : En 1920, 40 ouvriers travaillent en moyenne sur le site. La production journalière est de 35 tonnes exportée par une voie étroite de 5 kilomètres jusqu'à la gare d'Issé. En 1929, l'évacuation se fait par des camions jusqu'à la minière des Nonneries puis par voie decauville jusqu'à la gare d'Abbaretz . L'abandon des minières s'explique par le taux en silice peu stable pouvant parfois dépasser les 20 à 25% et le coût de transport trop important.

À Proximité : Gisement Ampélite (Houx)

Certains schistes, noirs et tachant les doigts, très répandus dans l’étage Silurien, sont totalement inutilisables pour le bâti (ampélites, riches en matière carbonée, du Houx près d’Abbaretz en Loire-Atlantique, naguère exploitées jusque vers 1959 pour l'industrie des colorants (V. Charrin).

Le synclinal du Houx, en Abbaretz, contient des schistes ampéliteux sans fossiles. Ces ampélites sont des roches en plaquettes, friables, charbonneuses. Elles forment une longue bande étroite que l'on peut suivre, sans discontinuité , sur une longueur de 25 kilomètres entre le Houx et Freigné .

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À Proximité : Musée Agri-Rétro (photos)

Agri Rétro est un musée créé en 1994, et géré depuis 1997 par l’Association La Goutte d’huile, dont le président est Rogatien Mortier.

En montrant une large gamme de matériels agricoles utilisés dans la région depuis un siècle., le Musée Agri Rétro donne une bonne idée de l’histoire de la mécanisation dans les campagnes du Pays de Châteaubriant.

Même si l’intérêt du musée ne se limite pas à celle-ci , sa collection de tracteurs, comprend plus de 220 spécimens. Quatre-vingt-dix pour cent de ses tracteurs sont en état de marche.

 

Sont visibles également machines à vapeur, moteurs industriels, tour à sabots, trieurs, batteurs, batteuses, moissonneuses batteuses, scie forestière, outils de forgeron, matériels de traite, et de très nombreux outils en usage dans nos campagnes autrefois…

Le but de cette association est de montrer à toutes les personnes intéressées par la vie paysanne et la vie des campagnes d’hier et d’aujourd’hui, une collection également très locale : la plupart de ses protégés ont œuvré dans les champs du département.

En 2007, le musée s'est enrichi d'un deuxième hangar qui accueille une exposition sur la constructeur Huard, avec notamment 66 charrues de 1905 à 1975.

Suite du Parcours :

La Juliennerie (1857) : Métairie (Malgogne), 1 (7)

Robineau (1857) : Métairies, 2 (13)

Dolmen de Robineau (voir photo : cliché Erwan Jegu)

Dans un bois privé sur la colline entre Robineau et Montjaunet

Le Dolmen est composé de 5 blocs de grès ferrugineux, délimitant une chambre rectangulaire, avec la dalle du chevet au fond et deux orthostates de chaque côté.

Il est situé seulement à 1,5 km du Dolmen des Perrons de la Meilleraye de Bretagne.

Dictionnaire archéologique : Le Néolithique en Pays de Châteaubriant

 

à proximité : La Joue (1857) : Métairie (Richard), 2 (10)

à proximité : La Chauvelaie (1857) : Village, 15 (56)

 



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À Proximité du sentier : Montjounet Propriété privée

Montjounet (1857) : Métairie (Richard), 1 (13)

Au XIVème siècle, la famille de Cleuz, originaire de Saint-Nazaire, possède la terre de Montjonnet. Vers la fin du XIVème siècle, Perrine de Cleuz épouse Thébaud Malor et lui apporte Montjonnet.

Guillemette Malor, épousant en 1498, Jean de Rohan, seigneur de Trégalet, fait à son tour, son mari possesseur de Montjonnet.

Leur fille Gillette de Rohan s'unit le 25 janvier 1511 à Marc de Carné, fils aîné de Tristan de Carné, maître d'hôtel de la reine Anne de Bretagne. Ce dernier seigneur, en vertu d'une procuration que lui avait donnée son fils, vend le 23 décembre 1518, les terres et seigneurie de Montjonnet à François de Vay, seigneur de la Fleuriaye (en Treffieuc). Les seigneurs de la Fleuriaye, Jean de Vay (1541), Claude de Vay (1603) et Hardy de Vay (1633) conservent Montjonnet pendant un siècle. Le dernier d'entre eux Hardy de Vay, doit démembrer sa terre; car, en 1641, Georges de Montmorency, seigneur de la Rivière, se trouvait en possession de Monjounet en Abbaretz, tandis qu’une autre portion de cette seigneurie, portant le même non de Montjonnet, sise en Treffieux, demeurait au main du seigneur de la Fleuriaye et appartenait encore à son héritier, Samuel de Vay. Le manoir, terre et juridiction furent unis par Georges de Montmorency à sa seigneurie de la Rivière et y demeurèrent tels jusqu’à la Révolution. Il ne reste plus aucun vestige du manoir de Montjounet, disparu depuis longtemps, mais une maison de ferme remplace aujourd’hui le manoir.

M. Pître de Lisle, en 1880, indique que le fermier de Montjounet, lui a dit avoir détruit, il y a quelques années, une rangée de petites logettes en pierres d'ardoise, dallées au fond et sur les côtés, et enfoncées en terre à une profondeur de 2 mètres environ. (Photo : Tombeau d’Ossé (35))

À proximité Les Vanneries (1857) : Métairie (Richard), 2 (9)

Vestiges Gallo-Romains découverts à proximité : Les Vanneries

Au lieu-dit les Vanneries des fragments de tegulae et des tessons de céramiques sans doute romaine vus au Musée de Châteaubriant en 1985 (collection Davy).

La Maison rouge (1857) : Maison, 1 (4)

À proximité : Le Bois-Jean (1857) : Métairie (de Berthou) 1 (9)

À proximité : La Menuetterie (1857) : Hameau, 4 (15)

Forêt de l’Arche Sentier Croix de la Rivière



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Nonneries

Châtaignier des Nonneries

Le Châtaignier des Nonneries a été classé neuvième plus vieil arbre de France sur la liste des Arbres Remarquables inscrits au Patrimoine Français. Jadis sa hauteur était de 20 mètres et sa frondaison couvrait près de 1 500 mètres carrés. L'arbre est mort dans un incendie le 31 juillet 1985. Sa circonférence est de 8 mètres à 1 mètre du sol et de 10,60 mètres au maximum. La particularité de cet arbre est le marcotage naturel, rare et exceptionnel, qui s'est produit.

Cinq branches fortement recourbées se sont enracinées à 7 et 8 mètres de distance du tronc, et ont ainsi donné naissance à de nouveaux arbres.

L'arbre principal est mort le 31 juillet 1985 mais des travaux de sauvegarde et de conservation ont été réalisés en Mai 1995 : tiges métalliques à l'intérieur du tronc creux et chevilles de bois dans l'écorce. Quatre arbres issus du marcotage sont également morts, un d'eux a dû être coupé en 2003. Le cinquième arbre issu du marcotage est toujours vivant et productif.


à proximité : Nonneries (1857) : Métairies (de Berthou), 3 (25)

Les minières des Nonneries (carte postale de 1912)

En 1912 déjà les Nonneries produisait le plus gros tonnage des six minières existantes à l’époque (7871 tonnes/an) et employait 30 ouvriers.

Le minerai était expédié aux usines de Trignac, de Nantes et Chantenay.

 En 1927, la société d'exploitation minière du Château Rouge exploite quatre chantiers aux Nonneries. En 1928, 75 ouvriers dont une trentaine "étrangers au pays" extraient 25 à 35 tonnes de minerai par jour.

Entre les chantiers et le déversoir situé sur le bord de la route d'Abbaretz à la Meilleraye, la traction est assurée par des chevaux.

Le minerai est ensuite acheminé par une locomotive jusqu'à la gare.

En 1929, il n'y a plus que 13 ouvriers pour une production de 16 à 20 tonnes par jour.

Le gisement est exploité en minière à ciel ouvert à l'aide d'explosifs. Dans le chantier n° 1 du site des Nonneries, le front de taille a 40 mètres de développement et 4 à 5 mètres de hauteur. Le minerai est attaqué par gradin. Dans la partie supérieure, le minerai se présente sous la forme de rognons puis sous forme de gros blocs compacts. Le minerai contient 45 à 46 % de fer pour 13 à 15 % de silice. Il ne reste plus de vestiges de cette activité.



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La Chênaie (1857) : Métairie (de la Brosse), 1 (11)

La terre de La Chesnaye, noblement tenue de la Châtellenie de Nozay, appartient en 1680 à Pierre Lespeigneul et ses consorts, héritiers de Jacques Lespeigneul et de Louise Ménard, sa femme.

 

Four à pain avec boulangerie

La Chevrolière (1857) : Métairie (de la Brosse), 1 (7) (Photo d’un four)

Chevrolière Minières

Autre centre d’extraction du minerai de fer de la commune d’Abbaretz, la minière de la Chevrolière était l’une des plus petites avec seulement 8 ouvriers en 1912 pour une production annuelle de 1400 tonnes. Allée

à proximité La Jahotière

La Jahotière (1857) : Domaine (de la Brosse), 18 (90)

Les premiers possesseurs connus de la terre de La Jahotière semblent être Michel Biré et Guyonne Chrestien sa femme, Dame de la Jahotière en 1635. Il semble que ce soit Guyonne Chrestien qui ait apporté la Jahotière à son mari Michel Biré.

La famille Chrestien, simplement bourgeoise, était déjà ancienne à Abbaretz tandis que les Biré étaient étrangers à cette paroisse.

Au commencement du XIXe siècle la Jahotière appartenait à Jean Biré qui semble-t-il a vendu cette terre au comte de Geoffroy

Manoir de la Jahotière

La maison de maître : La maison de maître est constituée de l'ancien corps de logis rectangulaire avec toit à croupes, flanqué de part et d'autre d'une tourelle demi-hors-oeuvre, construit dans la seconde moitié du XVIe siècle ou dans la 1ère moitié du XVII siècle.

La tourelle cylindrique très élevée était autrefois en avant corps du logis.

Ce bâtiment a été agrandi au milieu du XIXe siècle suivant un parti architectural différent de celui des communs et de la forge dont la construction est antérieure. Il fut probablement reconstruit vers 1845.

Le Manoir de la Jahotière, ancienne demeure de maîtres de forge est indissociable du souvenir du comte Jouffroy d’Abbans.

Outre le haut-fourneau, celui-ci a créé sur les terres de la Jahotière une exploitation qui entendait rivaliser avec celle des moines de la Meilleraye .

Il a laissé sa marque dans l’agriculture avec l’introduction du ray-grass et d’un nouveau modèle de charrue.

Le comte est mort ruiné

 

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En 1826, le Comte Achille de Jouffroy d'Abbans se lance dans la réalisation d'un projet métallurgique moderne et ambitieux. Il achète le domaine de la Jahotière, domaine d’environs 250 ha de pâtures et landes, mais qui renferme d'importants gisements de fer.

Jouffroy élabora le projet d’un grand établissement métallurgique basé sur l’idée d’exploiter les ressources minérales. Le comte souhaite exploiter le minerai selon les méthodes anglaises en utilisant uniquement de la houille (et non du charbon de bois), provenant des mines de charbon voisines de Languin à Nort-sur-Erdre et de Mouzeil.

Le projet prévoyait deux hauts fourneaux, deux affineries à l'anglaise, douze fours à réverbère et un moulin à fer.

Mais en 1828, seule la moitié des installations des productions de fonte sont construites et rien de l'affinerie. (Photos)


L’expérience économique de Jouffroy fut un échec financier.

Plusieurs éléments expliquent l'insuccès du comte : un contexte économique difficile, un manque de sens pratique, un défaut de coke en qualité et quantité et un transport beaucoup trop onéreux.

Cette entreprise est née dans une période d’euphorie industrielle. Cinq forges à l’anglaise furent projetées dans le Pays entre 1825 et 1829 : à Caratel en Louisfert, au Bois-Jean et à la Rivière en Abbaretz et à la Meilleraye. Seule, celle de la Jahotière fut réalisée.

Le site, vendu par adjudication, est racheté en 1831 par l'armateur nantais François-Joseph de la Brosse qui le loue à une entreprise anglaise, exploitant aussi les mines de houille de Languin en 1841 pour 50 ans.

De nouvelles techniques sont introduites comme le soufflage à air chaud dans un haut-fourneau reconstruit et probablement la machine à vapeur. En 1845, les forges tournent à plein régime et emploient 200 ouvriers.

En 1848, le principal actionnaire de la société exploitante est le grand fondeur nantais Voruz qui y trouve un approvisionnement en fonte de première fusion. En 1855, les forges dépassent les autres établissements du département.

Suite au traité de libre-échange, la fonte anglaise inonde le marché français et la Jahotière voit ses commandes s'effondrer. La production s'arrête à l'automne 1860 et l'établissement ferme définitivement en 1863.

 



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Forges

La Jahotière (Minerai de fer) à proximité (Propriété privée)


Du vaste projet de 1826, ne furent construits que quelques bâtiments. L'ensemble réalisé ne comprend qu'une unité de production de fonte avec la chaudière, la cheminée, le bâtiment contenant les machines à vapeur et une grande partie de la halle de coulée. (Photos)

La Jahotière Bâtiments industriels

Les magasins bâtiments annexes de la maison de maître ont pu servir d'ateliers, de magasins ou de logements. Leur architecture soignée surprend par son caractère original. Chaque ensemble, élevé sur deux niveaux, s'organise autour d'une cour centrale parallélépipédique. Le rez-de-chaussée devait être occupé par les ateliers et les magasins, le premier étage par des logements d'ouvriers.

On retrouve un certain nombre de caractères architecturaux communs à la forge : grands arcs en plein cintre et gros œuvre en dalles de schistes appareillées et enduites, baies géminées avec encadrement de briques.

Le traitement privilégié des baies (baies géminées aux arcs de briques avec pilier en tuffeau et piédroits en bois peint au goudron, portes ou fenêtres cintrées, doubles ou triples, inscrites dans des arcs en plein cintre) anime les élévations. Les effets de polychromie obtenus par l'emploi de la brique, du tuffeau du bois peint au goudron produisent un heureux contraste avec le gros œuvre en maçonnerie de schiste recouverte d'enduit. L'impression d'ensemble fait penser à des modèles architecturaux anglais et les grands arcs brisés des façades sud des bâtiments ne sont pas sans rappeler l'esprit du « gothic revival ». SD

 

Les bâtiments sont sans doute contemporains de la forge. Ils sont édifiés selon un plan symétrique de deux ensembles identiques de part et d'autre d'une large allée centrale qui prolonge l'avenue principale d'accès au domaine.

Le rez-de-chaussée devait être occupé par les ateliers et les magasins, le premier étage par des logements d'ouvriers.

L'emploi des contreforts rythme la composition, les décrochements dans les façades sont soulignés par des frontons triangulaires ou semi-circulaires.

La minière de la Jahotière, exploitée de 1826 à 1863, approvisionne directement les forges de la Jahotière pour la production de fonte.

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Ruisseaux d’Abbaretz

La commune est parcourue par un ensemble de ruisseaux qui découpent le plateau. Au nord, le ruisseau du Paradel et celui de la Deneuzerie rejoignent celui de Sauzignac, limite avec Treffieux.

À l’ouest, le ruisseau de la Mare de l’Aune est un exutoire du site de l’ancienne mine d’étain. Au sud, les ruisseaux de l’Estival et de l’Isac se rejoignent et sont en contact avec le Grand réservoir de Vioreau par un petit canal d’amenée. À l’est, le ruisseau de la Jahotière se jette dans celui de la Hazardière.

Celui-ci marque la limite avec la Meilleraye-de-Bretagne en alimentant l’étang de Vioreau. (Illustration : carte des ruisseaux d’Abbaretz).

Le Maffay (1857) : Village, 11 (40)

À Proximité : La Hazardière (1857) : Village, 7 (30)

La Hardière appartient en 1560 à Bertrand Geliot. Launay, est uni dès 1560 à la seigneurie de Villeneuve.

À proximité : La Gléminière (1857) : Village, 5 (16)

Abbaretz a donné le jour au jurisconsulte Pierre Sébastien Boulay.

Plus connu sous le nom de Boulay-Paty, il naquit au village de Guilminière en Abbaretz le 9 juillet 1763. il appartenait à une famille de laboureurs qu’on trouve établie au XVIIe siècle, en Abbaretz,et en Meilleraye.

Reçu avocat au parlement de Bretagne en 1787, il fut presqu’aussitôt nommé sénéchal du Marquisat de la Guerche. En 1798, il est élu député au Conseil des cinq cents et jouera un grand rôle comme membre des commissions sur la marine. Législateur courageux, magistrat intègre, célèbre juriste, il est un des caractères de la république dont la Bretagne s’honore.

 Forêt de l’Arche

Massif forestier constitué principalement de peuplements de feuillus ou mixtes abritant une flore caractéristique intéressante, dont certaines plantes se situant en limite nord de leur aire de répartition dans la région.

Diversité mycologique intéressante.

Deux espèces d’oiseaux déterminantes : L’autour des palombes et la buse variable et 3 espèces de champignons à distinguer : Le Psalliote sanguinolent, le lactaire à odeur de chicorée et le scléroderme en forme d’étoile.


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